PIN
réaliser le tableau classique de la crise urémique : vomissements et diarrhée, somnolence coupée de convulsions, torpeur et coma qui s’accentuent jusqu’à la mort.
Lorsque l’évolution est heureuse, la fonction rénale se rétablit; le caractère ‘hydrique de la période précédente s’accentue. On a noté des polyuries dépassant 3 litres pendant plusieurs jours, tandis que la composition chimique de l’urine se modifie : l’azote et les chlorures deviennent abondants, l’azotémie s’abaisse. L’acidose disparaît; la réserve alcaline se reconstitue.
À côté de perturbations bénignes dont la nature essentiellement rénale reste diseutable, hémoglobinurie, douleurs, anurie éphémère, il existe donc des néphroses post-transfusionnelles revêtant l’aspect clinique de néphrites azotémiques, dont l’évolution s’étend sur deux à trois semaines, et qui, dans 50 % des cas environ, se terminent par la mort urémique. Le tableau clinique de ces néphroses a souvent été rapproché de celui des néphrites chimiques aiguës. Nous verrons par la suite que cette similitude s'étend à d’autres aspects de ces néphropathies.