ETUDE ANATOMO-PATHOLOGIQUE
Les données anatomopathologiques concernant les néphroses post-transfusionnelles nous sont fournies d’une part par l’expérimentation sur l’animal, d’autre part par les résultats des nécropsies effectuées sur des sujets morts des complications rénales de la transfusion. Ces résultats sont à peu près superposables.
Avant d'étudier en détail les lésions constatées au niveau des reins, il nous faut signaler la relative fréquence d’atteintes hépatiques, nécrose centrale, cirrhose, hémorragies, qui permettent de penser que les accidents anuriques de la transfusion relèvent peut-être d’une cause plus générale que locale.
Macroscopiquement, aussi bien chez l’animal que chez l’homme, on constate une augmentation de volume des reins et une hyperéinie principalement médullaire. A la section, en effet, apparaît une zone de démarcation cortico-médullaire, rouge sombre, se prolongeant dans le cortex en bandes rayonnantes.
Mais c’est histologiquement que les lésions apparaissent dans toute leur intensité.
Le tissu interstitiel est régulièrement le siège d’un œdème modéré ou intense. On trouve à ce niveau des foyers de prolifération avec histiocytes, plasmazellen, et quelques leucocytes polymorphonucléaires.