‹ Les Nerfs du cœur, anatomie et physiologieChapitre 13 sur 81 · XX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XX PRÉFACE

la science « ignorent le grand rôle physiologique comme Teslomac.» par exemple, etc. Et cela de la même manière que les ijidigèens de Kamtchatka débarrassent leurs filles de l'hymen et les musulmans et juifs leurs lils du prépuce ^

L'appel fait dans ce sens par Metschnikoff aux chirurgiens sefait peut-être entendu par plusieurs d'entre eux.

Mais l'espoir de voir naître à un moment donné un homme parfait avec une fistule intestinale pour Tévacuation des excréments, et une autre, pour introduire dans l'intestin grêle la fameuse « boulette^ » chargée d'énergie qui remplacerait tous les alimenls, l'estomac étant supprimé, deviendrait irréalisable devant le résultat de l'expérience répétée des milliards de fois sur l'hymen et le prépuce. 11 est vrai que « la science » ne renonce pas pour cela à l'espoir de perfectionner la nature humaine et à assurer à l'homme la longévité de Mathusalem. Elle a pour cela des moyens moins héroïques, sinon plus scientifiques.

Si, en général, l'organisme humain est d'une désharmonie déplorable, l'homme possède néanmoins dans son sang des êtres d'une rare perfection qui eux aussi représentent comme certains parasites « le dernier mol de la création ». Ce sont les globules blancs ou leucocytes. « Ces éléments guidés par leur sensibilité* font la chasse aux innombrables » microbes qui pénètrent dans notre organisme, mais « cette sensibilité leuco-

4. Voir les détails d.ins le discours de Metschnikoff dans les Memoirs and Proceedings of the Manchsster Uterari/ and phîlosophical Society, 1901. Vol. XLV.

2. Des conceptions bizarres de l'alimentation, du môme genre que la fameuse « boulette », hantent évidemment l'esprit des bactériologistes de l'Institut Pasteur. N'a-t-on pas vu récemment M. Duclaiix, sur une interprétation erronée des résultats obtenus par deux expérimentateurs américains, recommander à l'homme l'emploi de l'alcool comme pouvant remplacer avec avantage les autres aliments! Une pareille conception provient d'unt; méconnaissance complète des notions les plus élémentaires sur les sources de l'énergétique animjile. La a science » confond cette fois l'organisme humain avec une simple automobile, dont la force motrice peut être indifféremment fournie par le pétrole, l'électricité ou l'alcool. On néglige même ce fait que dans l'automobile l'emploi de ces divers agents nécessite des mécanismes tout différents. FU surtout on ignore complètement que les processus d'assimilation et de désassimilation, qui constituent le fond du métabolisme animal, varient à l'infini avec la nature des cellules et des tissus, et la diversité de leur fonctionnement physiologique

3. Nous verrons plus loin ce que Metscmnikoff entend par le mot « sensibilité ».

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