Troubles sécrétoires
Aux altérations circulatoires que nous venons d'indiquer correspondent souvent des modifications dans les sécrétions des parties intéressées. Non pas qu'il existe une corrélation rigoureuse entre l'hypérémie et l'ischémie d'une part, et de l'autre l'augmentation ou la diminution des sécrétions, car l'on sait qu'il existe des fibres nerveuses
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exerçant une influence directe, immédiate sur l'activité de la cellule glandulaire. Mais il est néanmoins habituel que la dilatation des vaisseaux capillaires favorise la fonction crinique des cellules, tandis que l'ischémie a pour effet de l'enrayer.
C'est ainsi que dans les prosopalgies on observe souvent une sécheresse particulière des muqueuses de la face suivie d'une exagération notable des sécrétions. L'œil est alors larmoyant; un flux séreux, quelquefois même muco-purulent s'échappe des narines; une salive abondante s'écoule de la bouche ; la peau elle-même se couvre dans certains cas d'une transpiration profuse.
Indépendamment de ces troubles locaux, on voit de temps en temps se produire des altérations sécrétoires du même genre dans des organes éloignés. Telle est, par exemple, la diurie qui se déclare dans le cours de certains accès névralgiques.