‹ Les névralgies, leurs formes et leur traitementChapitre 54 sur 59 · NÉVRALGIE ANÉMIQUE · texte numérisé non relu

NÉVRALGIE ANÉMIQUE

Cette névropathie a été décrite déjà antérieurement sous le nom de névralgie chlorotique, et nous n'avons rien à ajouter à cette description, liallopeau {i) insiste sur l'irrégularité de leur marche et sur l'influence favorable qu'exercent sur la douleur la position déclive et l'application de la chaleur.

NÉVRALGIE ANGIO-TONIQUE.

Nous imposons cette dénomination à une affection névralgiforme toute particulière que nous n'avons rencontrée qu'une fois.

Sans cause connue, ou sous l'influence d'un froid modéré, se déclarent des crises douloureuses paroxystiques occupant une extrémité supérieure et ne suivant le trajet d'aucun nerf. La peau est plutôt un peu décolorée. La compression de l'artère humérale, la flexion forcée des doigts, une pression forte et continue exercée sur la main douloureuse par celle d'une autre personne atténuent considérablement la douleur.

Les accès, d'ailleurs très variables comme intensité, se reproduisent à des intervalles de quelques heures pour constituer une attaque. Les attaques elles-mêmes peuvent se répéter plusieurs années de suite.

Il nous paraît évident qu'il s'agit ici d'un spasme ou pour parler plus exactement, d'une crampe des petits vaisseaux. Il y a là quelque chose de semblable à l'onglée et à la migraine angio-tonique. — La pression périphérique du sang qu'ils renferment tend à augmenter la douleur en distendant les parois des arlérioles préalablement algésiées. La compression supprime en partie cette condition défavorable et calme ainsi les douleurs.

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