‹ Les Névrites Consécutives au Pied des TranchéesChapitre 10 sur 17 · OBSERVATIONS RÉSUMÉES · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS RÉSUMÉES

I. D.., 24 ans. Gelure des pieds en septembre 1916. Quelques phlyctènes au niveau de la malléole externe droite. Guérison des accidents initiaux au bout d’une vingtaine de jours. Apparition de troubles névritiques en janvier 1918. Développement progressif des lésions, griffe des orteils n’atteignant pas le gros orteil. Pas de troubles de la sensibilité ni de la réflectivite. Atrophie des muscles plantaires, évolution progressive des deux côtés, amyotrophie marquée rémontant aux mollets.

ÎIT.-G..., 22*ans. Gelure en-décembre 1917, érythème simple et gonflement des pieds. Guérison en quelques jours, mais persistance de douleurs. Apparition de troubles névritiques eu février 1918. Marche progressive. Griffe de tous les orteils. Réflexes achilléens abolis, hypoesthésie légère, atrophie globale des muscles plantaires. Amyotrophie remonfant aux mollets. Atteinte d’un seul côté. Réaction de dégénérescence partielle dans les muscles postérieurs de la jambe.

[IT P..., 21 ans. Gelure en janvier 1918, simple rougeur des pieds, disparue en quelques jours, persistance de la gêne de la marche et de douleurs. Griffe de tous les orteils du côté gauche, hypoesthésie au niveau du pied. Réflexe achilléen affaibli, effilement du pied.

IV. B..., 24 ans. Gelure en mars 1915. Phlyctènes des deux pieds. Guérison en deux mois. Apparition de troubles névritiques en décembre 1917. Unilatéralité des lésions. Griffe des orteils n’intéressant pas le gros orteil. Anesthésie dans le territoire du tibial postérieur et du plantaire externe. Douleurs. Réflexe achilléen faible à gauche. Amyotrophie remontant aux mollets. Marche progressive,

V. C..., 34 ans. Gelure en mars 1915. Phlyctènes aux deux pieds. Apparition des troubles névritiques en août 1916. Les accidents initiaux avaient guéri en un mois, lésion bilatérale, griffe des deux côtés, hypoesthésie des pieds. Réflectivité normale, douleurs surtout nocturnes. Réaction de dégénérescence dans le pédieux.

OBsERvATION (rnèse Micnezeau. Bordeaux, 1920)

(Observation résumée)

François M..., 26 ans, cultivateur, 277° infanterie. Évacué le 10 décembre 1916 du front pour pieds gelés, le 23 janvier apparition de troubles paralytiques des bras et des jambes. À commencé à marcher en avril 1917. Entré au centre de Neurologie, le 13 juin 1917.

Examen du 18 juin 1917. — Membres inférieurs. Amaigrissement général des masses musculaires. Tous mouvements d'épreuves de la cuisse, de la jambe et du pied possibles, mais très lents et sans force. Marche lente sans steppage avec impression de solidité douteuse.

Réflexes rotuliens, achilléens plantaires abolis des deux côtés. Pieds violacés et froids gonflant le soir, sensibilité cutanée intacte. Douleurs à la pression des pieds au niveau des articulations tarso-métatarsiennes. Sphincters intacts.

Examen électrique du 19 juin 1917. — R. D. partielle pour le tibial postérieur et ses muscles et pour le pédieux. Hypoexcitabilité pour le domaine du sciatique poplité externe des deux côtés.

OBSERVATIONS DU CENTRE DE NEUROLOGIE DE LA 18° RÉGION (Nous devons ces observations à l’extrême obligeance du D' MoN DE TEYSSIEU) 1. Sergent Cr... 27 ans; cultivateur, entré le 29 juillet 1919.

(Observation résumée).

Mobilisé en 1914. A fait campagne tout le temps. Evacué, le 10 mars 1918, d'Orient, avec la mention : troubles mentaux, paludisme, pieds gelés.

Examen du 4 août 1919. — Déformation en griffe des

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