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du lit, augmentaient par la position déclive, les malades cherchaient des attitudes antalgiques, plaçant leurs pieds en position haute et exposée à l’air.
Les troubles objectifs de la sensibilité ne faisaient presque jamais défaut, mais souvent ils demandaient à être recherchés avec soin.
Il s’agissait le plus souvent d’anesthésies intéressant tous les modes de la sensibilité. Ces modifications de la sensibilité n’ont pas de rapport direct avec les lésions observées au niveau des divers tissus des membres inférieurs, telles que les phlyctènes ou les escarres.
Dans certains cas, ces phénomènes sensitifs traduisaient seuls l’atteinte des nerfs.
Au niveau des pieds, la sensibilité cutanée, au contact, était à la période aiguë des accidents, fortement diminuée ou supprimée, cette anesthésie contrastait avec l’intensité des troubles sensitifs subjectifs, il s'agissait véritablement de cas d’anesthésie douloureuse.
En dehors de la période aiguë, on observait souvent de l’anesthésie au contact, mais souvent aussi une hypéresthésie marquée.
Ces troubles n’intéressaient parfois que les orteils, mais en général ils remontaient sur le métatarse, qu’ils dépassaient fréquemment pour s’étendre sur la jambe.
Au niveau des jambes, on observait en général une diminution marquée de la sensibilité cutanée. Cette hypoesthésie, qui allait rarement jusqu’à l’anesthésie, offrait des caractères remarquables. Elle siégeait symétriquement aux jambes, dont elle embrassait le pourtour, elle affectait une disposition segmentaire, les zones étaient limitées par un plan perpendiculaire à l’axe du membre, parfois un peu oblique d’avant en arrière et de haut en bas, cette limite était nettement indiquée par les malades, en somme c’était une anesthésie en bottes ou jambières.
La sensibilité cutanée à la douleur était souvent altérée, au point que parfois on pouvait piquer fortement les téguments