‹ Les névrites postsérothérapiquesChapitre 18 sur 47 · OBSERVATION XV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XV

BARRÉ et GILLARD. .. Soc. de Méd. du Bas-Rhin (1% mai 1925)

Chez un sujet jeune, sans tare, une injection de sérum antidiphtérique est faite à la région thoracique antérieure à l’occasion d'une angine probablement non diphtérique : des douleurs disséminées apparaissent et durent une semaine. Fièvre élevée, 40°, pendant trois jours.

= Au bout d’une dizaine de jours, une paralysie amyotrophique dissociée, portant surtout sur le deltoïde se développe : les muscles sus- et sous-épineux participent fortement à l’atrophie ; en plus de la paralysie du deltoïde, la pronation et la supination du bras atteint sont faibles et limitées. Plusieurs réflexes tendineux du membre droit intéressé font défaut ; quelques-uns du membre supérieur apparemment épargné se sont abolis. Il existe une zone

d’anesthésie à la face postérieure du bras le plus atteint. Le réflexe pilo-moteur est conservé.

2 Sensibilité profonde. — On note de la douleur à la pression des troncs nerveux et des masses musculaires, ainsi qu à l’élongation des nerfs, et de l’abolition de la sensibilité articulaire.

L'existence de ces troubles sensitifs nous permet d'isoler une seconde forme clinique, forme sensitivo-motrice dans laquelle on note la coexistence et la superposition de troubles sensitifs objectifs et subjectifs et de troubles . moteurs.

Ce £$roupe reconnaît également des subdivisions suivant la localisation, le sièse des troubles pouvant varier, comme précédemment du segment de membre à la généralisation complète.

OBSERVATION XVI ETIENNE. — Rev. Méd. Est., 1* avril 1920

Une jeune fille de 22 ans, après une période d’asthénie avec état général défectueux, amaigrissement, fit une entérite tuberculeuse très grave avec ulcérations et melœna. J'instituai un traitement par le sérum antituberculeux de Marmoreck. La malade reçut une dose relativement élevée, que je ne peux plus préciser actuellement, en une série de lavements. Elle fit alors une réaction sérique caractérisée notamment par des arthralgies, puis s'établit rapidement une polynévrite sensitivo-morice généralisée, avec douleurs atroces et atrophie musculaire extrême. L’entérite guérit complètement ; de même pour la polynévrite avec l’aide de l’électrothérapie.

Il faut pourtant remarquer que souvent les troubles sensitifs ne sont pas aussi étendus que les troubles moteurs, mais ils nous permettent de mieux fixer quel est le

nerf principalement intéressé et quel est le degré de lésion nerveuse.

Ainsi, dans l’observation d’Etienne (obs. XXXVII) où il y a troubles moteurs des quatre membres, on note une anesthésie des deux mains, du pied droit et de la plante du pied gauche au toucher, au pincement, à la piqûre, à la chaleur. Dans celle d’Etienne et Benech, il y a impotence de la jambe et hypoesthésie de la moitié externe de la jambe et de la face dorsale du pied, donc lésion principale atteignant le sciatique poplité externe, fait confirmé par l’examen électrique (obs. XXVII). Dans le cas suivant, André-Thomas note l’abolition des sensibilités superficielles sur le pied, la jambe, le tiers inférieur de la cuisse, à droite et à gauche et des troubles de la sensibi-

lité profonde.

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