SU L
Les omoplates sont écartées l’une de l’autre et détachées de la paroi thoracique.
Examen électrique, 4 mai 1925. —— Inexcitabilité des deux circonflexes et des deux musculo-cutanés. Pour les autres nerfs du plexus brachial, excitation défectueuse avec R. D. très marquée des deux côtés.
Il semble que l’on soit au maximum des récupérations.
28 septembre 1925. — Examen électrique. — Paralysie bilatérale portant sur les territoires du circonflexe, musculo-cutané, radial inférieur (long supinateur compris). Le médian, le cubital, le radial supérieur sont intacts.
Cette paralysie n'est pas rigoureusement symétrique : le biceps et le deltoïde droits sont complètement imexcitables, alors que du côté gauche le deltoïde présente encore des secousses lentes et le biceps des secousses presque normales.
7 octobre 1925. — A droite, abduction et adduction, flexion et extension du bras normales; flexion et extension de l’avant-bras sur le bras, nulles; pronation presque normale ;: supination 3/4 seulement ; extension et flexion de la main sur l’avant-bras très diminués (1/4 seulement) ; extension des doigts, nulle ; flexion presque normale. À gauche, abduction et adduction du bras presque nulles : flexion et extension nulles : flexion et extension de l’avantbras sur le bras, diminuées 50 % ; pronation presque normale ; supination 3/4 seulement ; extension et flexion de la main, extension des doigts très diminuées ; flexion des doigts légèrement diminuée.
Au point de vue de l’état général, disparition des insomnies et des douleurs ; retour de l'appétit et des forces ; reprise de poids.
Quelques muscles qui présentaient une atrophie considérable (surtout les sus-épineux et deltoïdes à gauche principalement) sont presque normaux à l'heure actuelle.
Le malade ne peut s'habiller seul et pour manger est obligé de prendre des points d'appui de l’avant-bras sur la table et d'amener sa bouche à bonne portée.
Accidenté du travail : incapacité temporaire totale de décembre
1924 à novembre 1925.
Certificat de consolidation : incapacité permanente de 100 %
(16 novembre 1925).
Les troubles des réactions électriques fixeront notre pronostic et nous ne saurions trop insister avec Sainton, Descouts et Le Clerc, Cot et Pasteur, sur la valeur de ce $Senre d’examen tant au point de vue du diagnostic que du pronostic — ce dernier devra être réservé s’il y a réaction de dégénérescence, alors qu’il sera favorable si on observe seulement de l’hypoexcitabilité, s’il y a régression des troubles électriques, car ils suivent l’évolution des troubles objectifs.
En somme, lorsque nous assistons à l’éclosion d’une névrite postsérothérapique, notre pronostic doit toujours être réservé:
Et le pronostic est d'autant plus intéressant à connaître que nous avons souvent affaire à des accidents du travail. Deux cas peuvent se présenter suivant que le traitement fut curateur ou préventif :
Dans le cas de névrite après traitement sérique curateur d’une affection posttraumatique, la conclusion ne peut faire de doute : l’assurance doit reconnaître la nouvelle incapacité temporaire totale, puis, s’il y a lieu, l’incapacité permanente partielle ou totale.
Dans le cas où les accidents surviennent après un traitement préventif, certaines assurances ont essayé de dissocier ces accidents de la blessure elle-même. « Cette prétention est inadmissible et la jurisprudence admet la relation de cause à effet ». (L'Information médicale, août