‹ Les névropathies à Bagnères-de-BigorreChapitre 30 sur 61 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Alalsidie de Graves.

Graves a décrit, en 1835, les trois symptômes de la maladie qu'on appelle indifféremment maladie de Graves ou de Basedow : l'exophtalmie, le goitre et les palpitations. Ce n'est qu'en 1840 que Basedow a donné sa description, plus complète, il est vrai, de cette névrose. « Si donc on veut donner un nom d'homme au goitre exophtalmique, c'est le nom de Graves qu'il y faut attacher et non celui de Basedow, comme le font toujours les Allemands. » (Grasset.) .

Le professeur Gharcot (l) a fait de cette triade une pentade^ en ajoutant aux trois symptômes primordiaux que nous venons d'indiquer deux autres symptômes importants : le tremblement et la diminution de la résistance électrique.

On a décrit en outre, comme symptômes secondaires, des troubles digestifs (vomissement, diarrhée, ictère), des troubles respiratoires (dyspepsie, angor pectoris) , des troubles de sécrétion urinaire, des manifestations cutanées, des troubles de la motihté (particulièrement des mouvements fibrillaires des muscles), des troubles psychiques, des symptômes généraux (anémie, cachexie), etc.

(i) En France, la première observation de goitre exophtalmique a été publiée par Charcot en i856.

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La connaissance de cette séméiologie un peu compliquée n'est point inutile; car, dans bien des cas, certains des symptômes caractéristiques de la maladie peuvent manquer ou tarder à se produire.

M. G... m'est adressé en 1891 par son médecin observation

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