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LES ROCS

A Vidor Hugo.

Par delà les blés noirs, les froments et les seigles. Loin des terrains boisés, poudreux, herbus et mous, Au bord d'une rivière aux écumeux remous, I!s songent, familiers des lézards et des aigles.

Aspect fantomatique, inertie et stupeur, Jeunesse qui survit à des milliers d'années, Silence des cœurs morts et des âmes damnées. Ils ont tout ce qui trouble et tout ce qui fait peur.

La rivière qui hurle et moutonne à leur base Leur devient un miroir torrentueux et fou. Et. quand l'hiver la fait déborder de son trou, Les cravache d'écume et les gifle de vase.

Au mois où le zéphyr plein de suavité Emporte les parfums de la fleur quil balance, L'aspic y vient montrer sa tête en fer de lance Au bord de la fissure et de la cavité.

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