LE MARCHAND DII.VDITS
Marchand d'habits 1 Ta voix de cuivre et de rogomme Me surprend tout à coup, me hèle en tapinois; Et toujours dans mon âme elle pénètre, comme Un fantôme canaille, ironique et sournois.
Entouré de bouquins, devant mon cher pupitre,
J'ai beau dompter le spleen et l'à-quoi-bon moqueur,
Pour me martyriser ton cri perce ma vitre
]"]t vient en ricanant se planter dans mon cœur.
Fatalement alors je cours à la fenêtre;
Mais, cette fois, je sens frissonner tout mon être
En rencontrant ton œil obliquement tourné.
Et nous nous regardons tous les deux, sans rien dii\' Et tu pars satisfait, sachant que ce damné Va passer la journée entière à te maudire 1