I.e prêtre ayant glapi : « Bah ! mourir, c'est renaître
Peu payé, priera mollement; Et ceux qui te verront passer de leur fenêtre
Diront : « Quel pauvre enterrement ! »
Le corbillard, avec des lenteurs de cloporte, Rampera lourd, grinçant, hideux;
Comme il peut arriver que le cheval s'emporte Et casse ton cercueil en deux.
Dans l'église, un ivrogne en sonnant tes glas sombres
Réveillera de gros hiboux Qui frôleront ta caisse avec leurs ailes d'ombres
Et viendront se percher aux bouts,
ICntre les hommes noirs à figure pointue
Un pauvre portera ta croix; Et plus d'un pensera : « Cette scène me tue,
« Je fjourrais m'esquiver, je crois. »
Et voilà qu'on arrive à ta fosse béante,
Obscure comme l'avenir :
Elle est là, gueule fauve, ironique et géante,
Attendant l'heure d'en finir.
Sur un court Libéra que le prête t'accorde
On t'engouffre et tu glisses... Brrou !
Puis, d'un mouvement brusque on ramène la corde Et tu t'aplatis dans le trou.
On prend le goupillon avec des mains gantées,
On t'asperge vite en tremblant; Et l'on labat la terre, à pleines pelletées.
Sur ton paletot de bois blanc.
Un fossoyeur, pressé d'achever sa besogne, Enfonce ta croix comme un coin,
Et les deux croque-morts ricanant sans vergogne Vont boire au cabaret du coin.