‹ Les névrosesChapitre 162 sur 220 · LK SOLILOQUE DE TROFPMANN. SS · texte numérisé non relu

LK SOLILOQUE DE TROFPMANN. SS

« Je la tuerai, quoi qu'elle fasse, Sans trop d'efforts bien essoufflants, D'un coup de couteau dans la face Et d'un coup de pied dans les flancs! »

Puis, mes rêves gaîment féroces M'emportaient sur les paquebots!

Et le cocher fouettait ses rosses Qui trottinaient à pleins sabots.

La banlieue avait clos ses bouges.

Vers Paris tout au loin brillaient Des milliers de petits points rouges, Et parfois les chiens aboyaient.

Les usines abandonnées Dressaient lugubrement dans l'air Leurs gigantesques cheminées Toutes noires sous le ciel clair.

De sa lueur de nacre et d'ambre, Comme un prodigieux fanal, La froide lune de septembre Illuminait ce bourg banal.

283 LES SPECTRES

Que I i, |p vomi des abiiues, L'airii 1 flde et venimeux, Par k lus monstrueux des frimes J'allais reiidi e à Jamais fameux !

Nous étions rendus : le champ morne A deux pas de nous sommeillait; Leur vie atlei^'nait donc sa bnnie!

Et pourtant, j'étais inquiet.

Refus(-raient-ils de me suivre, Avertis par de noirs frissons?

i.e cocher, bien qu'aux trois quaris ivre, Aurait-il enfin des soupçons?

Mais non : j'avais l'air doux, en somme. Et sans terreur, sans cauchemar, Grillant d'embrasser son cher homme, La mère descendit du char.

Prit par la main, d'un geste fendre, Sa fillette et son plus petit, Dit aux autres d^ nous attendre, Les embrassa; puis, l'on partit.

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