‹ Les névrosesChapitre 59 sur 220 · LES SEINS · texte numérisé non relu

LES SEINS

J'ai fait ces vers subtils, polis comme des bagoies,

Pour immortaliser la gloire de tes seins

Que mon houleux désir bat toujours de ses vaguf^s.

. .,. y fleurissent donc éternellement sains, ', que dans la roideur fîère des pics de glace ^ narguent à jamais les siècles assassins !

r ta chemise, enfant, mon œil baise la place l'use le frottement de leurs boutons rosés. ". voilà que déjà le vertige m'enlace.

' j'osais! Tu souris, semblant me dire : « Osez! Mes seins voluptueux sont friands de vos lèvres « Et de larmes d'amour veulent êh'e arrosés. »

.: pour m'mdemniser des nuits oii tu m'en sèvres,

1 ue les caches plus /jue sous tes noirs cheveux Drus comme les buissons que mordillent les chèvre;

96 LES LUXURES

Ivresse! Ils sont alors à moi tant qne je veux : Car mes doigts rhatouilleurs ont des caresses lentes S'entrecoupant d'arrêts et de frissons nerveux.

Et quand vibrent sur vous mes lèvres harcelantes. Libellules d'amour dont vous êtes les fleurs, Votre incarnat rougit, pointes ensorcelantes!

Rubis des seins, vous en rehaussez les pâleurs Et vous vous aiguisez, jusqu'à piquer ma joue Comme le btc lutin des "oiselets siftleurs.

Et tu frémis avec une adorable moue Tandis qu'au cliquetis de tes bracelets d'or Ta main dans ma crinière indomptable se joue

En vain la bise hurle au fond du corridor, Tu souris de lauirueur sur le sopha d'ébène devant l'âtre paisible où la flamme s'endort.

'Moi, je brûle affolé, je me contiens à peine; Il pourtant mon désir qui rampe à tes genoux Sait que sa patience a toujours bonne aubaine

iiai? tu laisses tomber tun provocaul uu-.n-i^t^.

Et, iii'idfTne liouri des paradis aiabes.

Tu bundis toute nue en criant : « Aimons-nous I

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