LES SEINS
Oh! comme nous râlons ces magiques syllabes, Dans la chère seconde où, pour mieux s'enlacer, Nos jambes et nos bras sont des pinces de crabes.
Ma convoitise enfin peut donc se harasser!
Pas un coin de ton corps où mes lèvres ne paissent
Tu me bois, je t'aspire I et, pour me délasser,
J'admiic tes beaux seins qui s'enllent et s'abaissent
LES LUXURES
I,E CAUCHEMAR D'UN ASCETE
La vipère se tint debout sur ma savate, Me fascina, fondit sur moi du premier coup, El se laissant glisser de ma tête à mon cou, Me fît une onduleuse et sifflante cravate.
Puis elle déroula ses longs anneaux; et fou. Tout mon corps, possédé du monstre à tête plate, Ressentit au milieu d'une brume écarlate La froide ubiquité d'un enlacement mou.
Mais voilà que la bête, humectant son œil louche, Prit des seins, des cheveux, des membres, une bouche, Et resserra ses nœuds d'un air passionné :
. Oh! redeviens serpent! hurlai-je, horrible dame,
♦. Jaime mieux, si je dois mourir'empoisonné,
«« Cent morsuies d'aspic qu'un seul baiser de femme! s