BAPTISTE LE NÈGRE
L'eDlèvement de la jeune fiUe n'avait pas été bien difficile.
Pendant la bataille, le Chien-Flamboyant était entré dans la loge de Molodun.
A son habitude, il ruisselait de flammes.
L'effiroi saisit Cous les habitants qui se tenaient k rintérieur, Merellum exceptée.
Après avoir rempli de feu la hutte, il s'avança vers la Petite-Hirondelle et lui dit :
— Vous pas avoir peur, bonne demoiselle; nègre Baptiste, pas méchant, li pas vouloir faire mal à vous, mais vous faire comme li .
Et il lui frotta la tête, les mains et les vélei]ienis avec une sorte de pâte qui la couvrit de flammes rouges et bleues, mimne lui-même.
Puis il lui dil :
— Venez!
Il ia prit paria maiu, l'eutraina hors de la hutte, et Merellum fut surprise de remarquer que les fiammes qui les inondaient dans la demi-obscurité de la loge, s'éteignaient couiplctemcnt au grand air.
Inutile de dire que les feinmes, les vieillards et les enfants étaient trop atterrés pour songer à s'opposer à l'évasion de la prisonnière.
Une fois sorti, il fallait fuir rapidement, $aDs perdre une minute.
Le Ghien-Flamboyant sauta dans un traîneau attelé de deux vigoureux poneys, fit asseoir la Petite*Hiron-
délie auprès de lui et aiguillonna les chevaux, qui détalèrent à fond de train, en renHmtant la rive sud du rio Columbia.
Pendantqii'ils filaient ainsi, et pendant qu*01i-Tahara faisait d'inutiles perquisitions pour trouver Merel- Inm, les Chinouks, avides de butin et de débauches, se répandaient dans les loges souterraines, où ils se livraient à toutes sortes de violences. Ceux que le chef avait préposés h la garde de Molodun ue purent résister à la tentation .d'imiter laurs compagnons. L'ennemi semblait s*étre totalement éclipsé, et le corps du sagamo nez-percé était tellement froid (|ue la vie semblait ravoir abandonné. Après quelques hésitations, ils se décidèrent donc à le quitter un instauteth profi-
ter, comme les aaires, des béuétices de la victoire.
Cependant, afin que le prétendu cadavre ne fût pas icalpé pendant leur absence, ils Fense?elirait dans la neige.
Ensuite ils allèrent prendre part aux excès que commettait à l'envi le reste de la bande, dont les burie^ ments de triomphe se mêlaient aux lamentations des iemmesv aux plaintes des vjeîUards, aux piaiUemente des enfants.
Mais à peine se furent-ils éloignés, qu*un petit Indien, vétu comme un Clallome et la figure cachée dans sa couverte de peau d'orignal, s' approcha du lieu oit ils avaient inhumé Mdodun.
Le crépuscule commençait alors à étendre ses voiles grisâtres sur la terre.
Le petit Indien eut bien vite enlevé la couche de neige qui recouvrait le Nez-Percé. U se pencha sui* le corps appliqua son oreSIe k Tendrait du cœur, s'as« surà qu'il battait encore, puis il courut à la prmière hutte, s empara d'un canot d'écorce posé au dehors, le tira jusqu'au rivage, y kàm Molodun, le plaça dans le canot et se mit à ramer de toutes ses forces, eu se dirigeant vers le bord septentrional du rio CoUunbia.
Gat Indien, c'était Lioura, la Blanche-Muée, qui^ ayant réussi à tromper la vigilance desClallomes, avait de loin suivi les troupes commandées par Oli-Tahara^ et était ainsi, après s'être déguisée en homme, arri-
vée sans acddeot à son village, pour assister à la défaite des Nez-Percés et de leurs alliés.
La colère du métis, en constatant la diq[»arltion de son captif, fut terrible.
11 fit venir les malheureux Chinouks à qui il T.avait confié, et les condamna à être attadiés nus à des poteaux et à passer la nuit dans cette position. De plus, il fit placer sur la tête de chacun d'eux un quartier de venaison, afin que les vautours, attirés par Todeur de la viande» s'abaltisseut sur eux et leur déchirassent le visage.
Cette cruelle sentence, qui équivalait à un arrêt de mort, fut rigoureusement exécutée.
Cependant, malgré le snceès signalé qu'il avait remporté sur se^ ennemis, Oli-Tahara n'était point content. Le' double but de sou expédition lui échappait; car il voulait surtout sauver Merellum et s'emparer de Molodun, pour lui faire expier dans des supplices barbares «a tentative d'assassinat.
Son désappointement T empêcha de participer au banquet et à la danse des scalpes qui eurent lieu, le soir même, dans la loge du conseil des Nez-Percés.
Sonore et maussade, il interrogeait brutalement les gardiens de la Petite-Hirondelle, les menaçant et les flatUnt tour à tour, dans l'espoir d'en obtenir une révélation qui le mettrait sur la piste de la jeune fille.
Mais leur réplique était invariable.
— Le Chien^FIamboyant , le fils de Chîbiabos,
TEsprit du feu, a ravi la face blanche.
Comme tous les Bois-Brûlés, Oli-Tahara était aussi superstitieux qu'un Indien pur sang, sinon plus. Après avoir pensé que cette réponse était un artifice pour le dérouter, il finit par croire qu'elle pourrait bien être mie ; il allait même cesser ses investigations, quand un jeune guerrier chinouk lui dit qu'il avait vu deiix^ individus, un homme et une femme, s'eafuir ensemble dans un traineau, en amont du Grand Fleuve.
Quoiqu'il fût déjà tard et que cette indication fût assez vague, le Dompteur-de^Buftles donna Tordre de les poursuivre.
On lui obéit aussitôt, et deux traîneaux furent lancés sur les traces de Merellum.
L'instinct plutôt que la réflexion avaft fait céder celle-ci aux suggestions du nègre. Mais me fois dans le véhicule, seule avec cet homme noir qu'elle ne connaissait pas et qui jouissait du mystérieux pouvoir d'épancher des flammes autour de lui, elle eut quelque appréhension.
Leur traîneau rasait le sol avec la célérité du vent. L'air était si vif qu il gênait la respiration.
Pelotonnée sous une peau de buffle, Merellum n'es* . saya point d'entamer la conversation. Elle attendit qu'il plût à son étrange libérateur de commencer. Ce dernier ne paraissait pas % s'en soucier beaucoup. Il
pressait ses chevaux et regardait à clique instant derrière lui pour voir si oa ne leur donnait pas la chasse*
La nuit toniba^ une nuit claire et sereine, toute diamaniée par les<»>nsteUations célestes.
Le Chien-Flauiboyant, qui côtoyait le lleuve sur la glace, afin d'éviter les bancs de neige accumulés sur le nvage« s'arrêta tout à coup au pied d un roc escarpé et dit à Merellum :
— Bonne dwioiseUe, demeurer tinMfuîUe ; liaptisie uiODler Ik-liaul. De là découvrir très-loin, très4oiu, et savoir si méchants Indiens venir après.
— Uue mon irèie fasse comme il lui plaira, répondit-elle.
Le nègre grimpa sur le rocher, resta une minute en
observatiou et redesceudit au:>i>i vile que ses lougues jambes purent le lui permettre. *
— Indiens sur piste à nousl Indiens sut* piste à iu>us ! proféra-t-il.
— Les Nez-Percés? demanda Merelium. .
— Indiens!... Indiens 1... Peaux-Kouges. . . Deux ^ traîneaux! Moi pousser les chevaux, pousser les cher
vauxy pour eux pas rattraper nous 1 s*écria-t-il en se rasseyant près de la jeune fille.
n voulut reprendre sa course. Mais les poneys reculèrent, se cabrèrent et refusèrent d avancer.
— Coyotes ! coyotes ! marmotta le nègre en promenant les yeux autour de lui.
On ne percey^i^ eacpre aucun animal sauvage, mais des jappements continus indiquaient que les loupsdes (miries étaient pas Idn.
Baptiste frappa sou attelage qui, après une vive résistance, partit soudain avec une éblouissante vélocité.
Bientôt le conducteur n*en M plus mitre» 11 fut coaii aini de s'abandonner au caprice des anim^x«
— Il faut quitter le traîneau, sans quoi nous nous jetteiH)ns dans une maie, mon frèreydii^ Merelium.
— Non, pas quitter traîneau; coyotes derrière nous, coyotes m^ger nous, si nous quitter traîneau.
— Mais ne comprends-tu pas?...
— Nous près de loge à Chien-Flamboyant,^ inter-- * rompit-il brusquement.
— Tiens!... s'écria la jeune fdle en montrant devant eux un large eqpiee qui, piar miroitement, contrastait avec la blancheur mate de la glace.
WHe ne put achever sa pensée, car ils fureot à Tinstant inondés d'eau.
Le traîneau venait de tomber dans une crevasse; et les chevaux, empêtrés par leurs traits, se débattaient en hennissant, mais sans pouvoir résister à la violence du courant qui les poussait sous la glace. *
Merelium savait pariaitement nager, Bjqi^tiste aussi.
Après avoir fait un plongeon, ils remontèrent à la surface du fleuve ^ cherehèrent du r^rd le bord le plus rapproché.
Là, à droite i eabane tout prèsl eria le nègre h la Petiie^Uirondelle en lui iodiquaatune falaise, éloignée d'une vingtaine de brasses environ, au sommet de la- ^Ue se dressait un groupe d'arbres gigantesques.
£t comme il remarqua qu*elle avait peine à vaincre rimpétuosité des flots, fl lin tendit la main.
Gràfie à son aide^ Merellum arriva au rivage; mais là, ses vêtements trempés d'eau l'empêchaient de prendre pied. -Le nègre, s*adossant à un rocher, lui fit une échelle avec ses mains. Ainsi elle se hissa sur la grève.
Cependant elle était épuisée, incapable de mouvoir
ses jambes.
— Grimpez sur dos à moi, dit Baptiste en s'agenouillant.
— Mon fipère est bon, répondit-tUe après s'être suspendue à «on cou.
— Oh! massa heureux! ben, ben heureux! répliqua-t-il en se relevant aussi légèrement que s'il n'eût pas été chargé.
— Où mon frère me conduit-il? interrogea-t-elle pendant qu'il gravissait un sentier tortueux creusé le long de la falaise.
— Dans ta case à nègre ; pas belle, pas belle, mais chaude, chaude et sûre. Indiens pas trouver petite demoiselle là; non, non, jamais trouver.
Une à une, les étoiles s'éclipsaient au firmament, le
jour commençait à paraître, et, avec ses premières
clartés, le froid augmentait.
La jeune fille grelottait de tous ses membres; ses dents cliquetaient, ses pieds étaient glacés, sa téte brûlante, malgré les congélations qui, comme un ré-> seau de filigranes, s'enchevêtraient dans sa chevelure.
Elle avait la fièvre.
— Un peu de courage ! un peu de courage! Nous bientôt arrivés, lui disait à chaque instant Baptiste, quand il sentait, au relâchement de ses bras aulour de son cou, qu'elle faiblissait.
Us atteignirent le haut de la falaise.
— Mais, mon frère, je ne vois pas de cabane, murmura Merellum, en n*apercevant devant elle qu'un étroit plateau planté d'une douzaine de cèdres de la plus forte espèce.
Le nègre se mit à rire d*un rire fin et bienveillant.
— Case à Baptiste là ! dit-il en frappant avec la paume de la main contre un arbre.
Cet arbre avait bien vingt mètres de circonférence à son pied ; ses rameaux inférieurs se projetaient à une hauteur d'au moins trente. Us s'ékmçaient d*un centre commun dont le diamètre . énorme dépassait peut-être celui de la base du tronc, et ombrageaient une vaste superficie de terrain. Une forêt de branches de toutes dimensions s'entrelaçaient ensuite en s'âevant à la cime du cèdre.
Arec l'agilité d^nn chat ssiiivagc^ Baptiste grimpa jusqu'aux premiers rameaux. 11 se baissa et ramena à lui line sorte d'éclielle en lanières de cuir de buffle qu'il fit glisser vers le soK
Puis il sauta à terre.
— Bonne demoiselle monter ; moi assister elle, dit-il à 31crellmii en pointant du doiiçl réclielle.
Assez inquiétée par ce manège, la Petite-Hirondelle ' s'imagina que le Cliieu-Flamboyaut avait la cervelle dérangée. Elle ne se souciait pjs trop de se rendre à son invitation.
Mais il la souleva dans ses bras, et, avant qu elle tut revenue de son étonnement, il Teiit transportée au faite de l'échelle, qu*il retira aussitôt.
Une fois au-dessus, entre les membres vigoureux qui formaient, pour aijisi dire, le premier étage du cèdre, Merelluin vit que le tronc était crtux, et qu'une • ouverture, assez spacieuse pour laisser passer aisément deux personnes, occupait la majeure partie de ce palier d'ua nouveau genre.
Un grand morceau d'écorce, ayant deux ou troi& pouces d'épaisseur, relevé au bord deTouverture, servait sans doute à la fermer et à dérober le secret de la cavité.
— Voilà case à nègre ! dit Baptiste en se frottant joyeusement les mains.
Puis il poussa une couple d'aboiements si strideaU que la jeune fille en tressaillit.
^ Mon irère n'a donc pas peur des Nez -Percés?
dil-elle.
— Peur 1 non, nègre pas peur ! jamais peur, jamais 1
Indiens avoir peur de nègre, ii pas !
Et comme prrave de son ^serlion, il recommença ses aboienien,is, en retournant Téchelle dans le trou.
— Haintenant, dit-ii, petite demoiselle, vous aller en bas*
Merellum secoua négativement la tétev
— Descendre tout de suite, tout de suite I Bon nègre prier, reprit-il a^vec instance.
— Non, répliqua Merellum d'un ton décidé, car un sovpçon s'était glissé dans son ccenr.
Le Chien-Flamboyant la contemplait d'un air désolé. II ne savait que dire, que faire pour la convaincre de sa bonne foi^ lorsqu'un des traîneaux dépêchés à leur poursuite se montra sur le fleuve au-dessous d'eux.
— .Voyez, demoiselle, voyez! s*écria-t*-il.
Cet incident changea la résolution de Merellum. Supposant que c'étaient les Nez-Percés qui la cherehrient, ^le consentit à précéder Baptiste dans le ereux de l'arbre.
Il la suivit immédiatement et referma Torifiee.
Au bas de l'échelle, Merellum posa son pied sur un escalier, puis un second, puis un troisième et elle des-
ceodit ainsi une dizaine de marches en s* enfonçant dans les entrailles de la terre.
Taillé dans le roc vif, cet escalier était faiblement éclairé par des fentes naturelles, à travers lesquelles ikraient des courants d*air glacial.
Merellum était à demi rassurée^ «car elle eoBiprit que le nègre avait choisi pour retraite une des nombreuses cavernes qu'on rencontre, presque à chaque pas, sur les deux rives du rio Columbia.
Les eaux pluviales, en tombant par la cavité du cèdre avaient peu à peu découvert rentrée du souterrain, entre les racines deTarbre, et quelques coups de hache ou de pioche avaient ensuite suffi pour en rendre raccès facile, sinon commode.
Tout h coup la jeune fille fut arrêtée par le contact d'un corps dur.
Il n'y avait plus de marches sous ses pieds.
£Ue se retourna; le roc nu l'entourait de toute part.
— Un moment, un moment 1 Nègre ouvrir porte!
lui dit Baptiste.
Il appuya fortement son genou contre la roche, qui céda sous la pression, et Merellum se trouva dans une grande salle voûtée qu'éclairait une étroite fenêtre, devant laquelle on avait iixé un parchemin en guise de carreau.
Cette salle avait un certain cachet de luxe, peu
commun dans ces régions sauvages.
La muraille et le sol étaient garms de pelleteries.
Au centre, il y avait une table et des bancs; dans un coin ou lit de foomires, dans un autre une cheminée; ça et là des armes, des instruments de chasse et de pêche; des ustennles die ménage.
-If Petite demoiselle cowher, dit le nègre à Me-
rellum.
Après ces mots, il lui présenta une robe de peau de cygne et sortit en di^nt :
— Baptiste regarder si Indiens approchant.
Merellum s'empressa de changer de vêtement; puis, comme elle n'était pas bien convaincue de la pureté des intentions de son noir hbérateur, elle décrocha un couteau et le cacha sous les couvertures du lit dans lequel elle s'étendit.
Le sommeil ne tarda point à la surprendre, quoiqu'elle s'efforçât de rester éveillée.
Baptiste renlia, alluma du feu, et, s' asseyant sur m escabeau au chevet de la Petite-Hirondelle, il la contempla longuement avec une expression de ravissement indicible.
Sa chute dans Teau avait, en partie, lavé la couleur brune qui couvrait son visage. Mais, au lieu d'être blanc comme à l'ordinaire, son teint était coloré. Des nuances écarlates euflanunaientses tempes et ses pommettes. Elle avait la respiration chaude, précipitée;
— làO —
un tremblement convulsif l'agitait à chaque instant, et des gouttes do sueur perlaient h son front.
Baptisle hii prit le poignet et étudia ion poiib.
Une fièvre intense la dévorait^
Le lendemain, die eut le défiie : me congeslion cérébrale s'était déclarée.
Pendant près de deux mois, le l)rave nègre soigna Merellum avec le dévouement .d'un frère et la délicate sollicitude d'une mère. Enfin, il eut le bonheur de la voir renaître à la vie, reprendre la santé.
Tant de prévenances n'avaient pas été perdues pour ; lui. Le cœur de Merellum était bon et reconnaissant. Elle aimait vivement Baptiste, quoiqu'elle ignorât entièrement la cause de l'intérêt qu il lui manifestait.
A ses questions il ne répondait que par ces mots :
— liassa heureux, ben heureux, quand li connaître.
Tant qu'elle fut dangereusement malade, il coucha sur une peau au pied de son lit, mais, lorsqu'elle entra en convalescence, il sortit chaque soir de la caveme et ne revint que le matin.
Bien qu'élevée parmi les Indiens, la Petite-Hirondelle se souvenait toujours de son origine. Elle savait gré au nègre de ses diastes attentions et faisait tous ses efforts pour lui prouver sa gratitude.
Un matin, tandis qu'il était à la chasse, elle quitta la salle, gravit Téchelle de l'arbre, descendit sur le
plateau, puis sur la grève et ^e promena le long du rivage de la Colombie.
Le temps était beau; le soleil rayonnait de tout son éclat. Pas un nuage au ciel, pas la plus légère brise égarée dans Tair. Les oiseaux disaient leur romance d'amour sous la fouillée ; les mauves, les pervenches, la violette, Thélianthème, le lupin azuré diapraient de leurs nuances chatoyantes les opulents tapis de verdure et exhalaient des parfums délicieux. C'était Taube d'une de ces splendides journées de printemps qui dilatent le cœur et égay eut l'esprit par de riantes images de félicité.
Herellum ne pouvidt se lasser du spectacle qui enivrait ses sens. Elle marchait sans but, tout entière au bonheur de vivre, de respirer les fortifiantes exhalaisons de la terre en travail de fructification.
Enfin, elle s'assit au pied d'un acacia pour mmx savourer son bien-être.
Un doux sommeil, bercé par des songes agréables, s'empara d'elle.
Quand elle s'éveilla, un homme, uu étranger, accoudé contre Tacacia, la considérait attentivement. -