APP£ND
traîtemens que je pouvois sohaitter. Au moins que ce soit dans une abbaye et un beau couvent , car je ne sauré pas y durer autrement. Je n*attré jamais creu ce que je voye; je n*en djré pas davantage, parce que je ne me possède pas si bien que vous; y vaut mieux finir. Dîtes seulement au Roy que je ly demande de ly parler une fois avant que m^en aler, quy serti la dernière fols de ma vie, puis que je ne Tcviendré plus à Paris. Octroyés cette grâce, je vous conjure, Monseigneur, et après je ly promets que je m*en iré encorè plus loing s*îl le souhaitte, estant tousjours fort disposée à ly obéir, et à vous de vous témoigner que je seré toutte ma vie vostre, etc. »
ic Ce l*** octobre.
«Vous ne me répondes pas un mot. Monseigneur, sur la prière que je vous avois fait de faire au l\oy de nia part; je ne sçay plus que en juger. Je cpnois la hmté et Thonesteté du Roy de tout tcms, et ne sçay ce que je puis avoir démérité depuis mon arrivée en France, quMI ne méjuge pas digne d'ime audiance ni d'un mot de réponse; ou il faut que j*aye bien des ennemis, ou que mon malheur soit sans exemple, puisqu'il n'est possible que le Roy, qui est le plus obligeant Roy du monde, eomance par moi à estre inexorable. Escusés, Monseigneur, la plainte que je vous fait , et croyés-moi tousjours vostre , etc. »
Lettre du Roi à ta connétable Colonna,
« A Versailles, le 26 septembre 1672.
«Ma cousine, désirant vous donner une abbaye commode pour vous retirer et y demeurer en toute seureté pendant le temps que vous voudrez demeurer dans mon royaume, je n*en ay point trouvé qui convînst mieux à tout ce que vous pouvez désirer que celle de Saint-Pierre, de ma ville de Reims, dont la dame d*Orval est abbesse; et pour cet effect, aussi tost que j'auray une dernière réponse à cette lettre^ j'envoyeray le sieur GobertI pour vous y aller conduire. Sur ce, je prie Dieu qu'il vous ayt, ma cousine, en sa sainte et digne garde. » (Biblioth. iup., Mss., vol. verts, G. ^ Corre^. admin. publ. par G.-R. Depping, t. iv, p. 733 à 730.)
APPEKDICE.