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(V) Extrait des ieitres m rers à Madame, par Ch, Laurent,
(GaZ£TT£ D£ K0B1K£T.)
6 juia 1060.
Je dois le reste de mes vers Au généreux due de Neeers^ Et j'aurois tort, si dans l'histoire Je D'étemisois la mémoire ' De ce que par affectioii Pour la Françoise nation Il vient de faire dans Venise* Ça donc que je le préconise :
Ayant appris qu'un Bourguignon, Par conséquent bon compagnon, Devoit au bout^d'une potence Faire une assez fmieste danse, Poinr un eertain crime commis Depuis des ans ou cinq ou siK, Non pas par lui, mais par un maitie Auquel il eut le malheur d'être, 11 agit avec tant d'ardeur Pour sauver ce pauvre pécheur, Avec sa sœur la cmnet table, £n bonté certe incomparable, Qu'étant déjà triste et perplex Entre les mains du Camirex, Qui, commençant sur lui de mordre^ Lui donnoit le coUier de l'ordre, Il obtint avec grand éclat Son sahit de tout le sénat, Car lorsqu'il obtint cette grâce, Tout le peuple étoit sur la plaoe Où Ton avoit l'arbre planté.
Qui bientôt fruit auroit porté
■ Q) Nous Iruuvons dans les iollrcs de lnhbé Viçuicr à M. d'Orhigny quelques détails sur les derniers uioments de la duehcsse de Mazariu.
« Madame de Bouillon part pour aller trouver madame de Mazarin, sa sœur; madame de Bouillon en a demandé la permission au roi. On dit que M. le duc de la Afeilleraye y est encore et qu'on ne croit pas que madame de Mazarin en puisse réchapper. Elle s*est fait porter ù deux lieues de Londres dans l'espérance de trouver du soulagement dans le changement d*alr, ne voulant entendre parler d'aucun remède
« Suivant les dernières nouvelles qu*on a reçues de madame de Ma« zarin, on croit que madame de Bouillon, sa sœur, ne la retrouvera point en vie , ne se soufënani depuis long^temps que d'eau-de-pie. On écrit encore que madame de Mazarin n'a pour tout domestique quUmMore, une servante et un autre valet qui xi*est pas de plus grande importance. Il est dit aussi que M. de Saint-Évremond pourra 8*en aller en Tautre monde comme elle, n*en pouvant plus et prenant beaucoup de vin pour se soutenir. » {Lettres de VaJbbé Viffuier à il/. d'Orblfjnu, à AtàUon: Mélanges de la Soc. des Bibliophiles,
On trouve dans les Épitres de SainlrËvreinond à son amie cei'lains conseils de tompéraucc qui sont pour nous de jâc lieuses révélations :
Beauté des mortels chérie, Et de moi plus que ma vie, Moins d*eaux fortes, de vins blancs, Vous irez jusqii*à cent ans.
Mais que le eiel vous envoie Double rate et double foie , L*eau de madame Huet Vous les sédiera tout net.
Contre eau d'anis, eau d'absinthe « Qu'on boit en tasse de pinte , Vos poumons ne tiendront pas ;
Kt votre cœur doux et iendfe.