SCÈNE XII
Les Mêmes, ANDRÉ, D ux Gardes; puis LOUISON.
UN DES GARDES ,** à la Marquise. Voilà le | seul indit idu que nous a) ou» arrêté, madame! !a marquise.
LA MARQUISE. André ! (Les deux Gardes se retirent derrière André , qtt ils surveillent.) !
MERLUCHET, désignant André. Mais c'est lui... l'autre marquis.
LE .MARQUIS, passant art milieu. *** Ah I r.’cst lui L . . [A Merluchet.) Fxplique-nous...
MERLUCHET, passant près du Marquis. Je vas vous dire...
ANDRÉ, bat à Merluchet et vivement. **** Tais- toi, ou je te fais tirer à quatre clictaux 1
merluchet, à pars. A quatre chevaux!...
( f tant et se retournant vers le Marquis.) | üb! quand je dis que c’est lui... non... Pau tre avait an grand nez... un grand nez. .. et des oreilles...
la marquise. Assez!...
MERLUCHET, bas à André en le poussant vers la gauche oit les Garde* le suivent. Ab !
* Merluchet, le Marquis, U Marquise.
I ** Merluchet, André, le Garde, U llarquiie, le Marqaie.
Merluchet, André, 1e Marquie, U Marquiac.
,M * André, Merluchet, le Marquis, la Marquise.
t’étais pas tin marquis, et tu m'as fliuqné des coups de pied'... tiens!... tiens!... [Il lui donne deue coups de pied sans être vu.) •
LA MARQUISE, au Marquis qui lui parlait bas. Assez!... Mais ma nièce...
I OUI SON , accourant par la grille , une lettre a la main, * Marne la marquise... J’ai des nouvelles... voici une lettre que votre nièce a laissée pour vous à la ferme.
LA MARQUISE, qui a passé près de Lonison et prenant la lettre. Une lettre.. . doilllt' vite. (Lisant.) a Ma bonne tante, ce n’es'.
• pas sans un vif sentiment de douleur que
• je me suis attachée de vos bras... Si mon ■ amour n’était pas aussi ardent, jo serai»
• déjà à vos pieds, les arros oit de mes pleur». «
( Ici Merluchet tire son mouchoir et commenre à pleurer.)
MERLUciiBf, bas à Louison. Alors, faut l’attendrir, c’te femme... J 'vas l'attendrir... (Haut et répétant.) • Les arrosant de mes pleurs... • Ah! pauvre jeune fille!... (Bas a /.oui ton.) Pleure aussi... ça ne peut pas nuire.
LOCISON, pleurant et répétant. * Les arrosant de mes pleurs. »
LE Marquis, s'attendrissant et tirant son mouchoir, il y a ■ les arrosant de mes pleurs ! »
MERLUCHET, pleurant tout à fait. Hi ! Ili !
hi! ( Bas à Louison.) Pleure donc, petit coinichon.
LOUISON, pleurant. Hit ili I Ili! ( Tous se mettent à pleurer, jusqu'aux gens de la maréchaussée qui tirent leurs mouchoirs et se mouchent .)
LA marquise. Assez!... assez! mille carlins!... Ils m’attendrissent avec leurs mouchoirs... (An Marquis qui se mouche trè>f>rt**.) Ça suffit!... ets'ils étaient là... je sens que... je sens que... je leur pardonnerais .. [Elle se retourne et a/sercoit Hector et /'«lentine qui ont reprjs leurs véritables costumes, et qui entrent parla grille , introduits par Louison.)