‹ Les nocesChapitre 3 sur 110 · SCÈNE 1. TCHÉPIETZ, LE JOURNALISTE · texte numérisé non relu

SCÈNE 1. TCHÉPIETZ, LE JOURNALISTE

TCHÉPIETZ

Quoi de nouveau, en politique?

Les Chinois tiennent-ils ferme!?

Ah, mon brave, Chinois, toujours Chinois, j'en ai assez.

TCHÉPIETZ Vous, un politique !

LE JOURNALISTE

Eh bien, oui, de ces politiques, du matin au soir, j'en ai jusque là.

TCHÉPIETZ Pourtant, c'est curieux ces affaires.

LE JOURNALISTE

Que celui qui nous lit s'en amuse; — savez-vous seulement où est la Chine?

TCHÉPIETZ

Mais oui, pour sûr, ce doit être loin;

vous, les messieurs, vous ne savez même pas

qu'un paysan, avec son bon sens de paysan,

va partout, si loin que ce soit.

Puis, nous aussi nous lisons les journaux

et nous apprenons bien des choses.

LE JOURNALISTE A quoi cela vous mène-t-il — ?

A connaître le monde, parbleu.

Je pense, moi, que votre paroisse est un monde assez grand pour vous.

TCHÉPIETZ

Et bien, chez nous aussi il y en a qui ont été deux ans au Japon; au temps de la dernière guerre.

LE JOURNALISTE

Mais votre village est calme. — Qu'importe la guerre dans le monde entier, si le village polonais reste en paix, si le village polonais demeure bien tranquille.

TCHÉPIETZ

Monsieur craint tout mouvement au village. Monsieur se moque pas mal de nous autres. — Eh bien, nous autres, dans les campagnes, nous ne rêvons que plaies et bosses.

Glowacki était l'un des nôtres.

Je pense, moi, que les messieurs auraient déjà pu obtenir beaucoup, mais ils ne savent pas vouloir!

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