SCÈNE 15. MARYCHIA, LE PÈRE
Papa se réjouit de la Noce...
LE PERE
Qu'Hs s'amusent, qu'ils se réjouissent; autant de gagné, pour quelques jours, — après, quand ils seront ensemble, alors ça ne me regarde plus, comme on fait son lit on se couche, c'est leur affaire, — et non la mienne.
MARYCHIA
Mais vous nous aiderez, papa,
pour les terrains, — pour le payement — ?
LE PÈRE
Je pense à mon bien, — je ne suis pas riche; tu t'es mariée, eh bien, tu t'es mariée ; avec un tel, avec tel autre :
pour moi, c'est comme si tu étais partie pour l'autre monde.
MARYCHIA
Peut-être seriez-vous plus content si je m'étais mariée à un seigneur, comme celui qui jadis me demanda — ?
LE PÈRE
Le seigneur est mort; — le su/at est resté, car c'est Woïtek qui avait été votre swat, et le swat t'a prise.
MARYCHIA
Et moi, je me suis mise à aimer le swat, et aujourd'hui, comme laga se mariait, je me suis rappelée mon histoire et mon défunt ami,
comment je l'avais connu
à la noce d'Hanouchia, —
je me suis sentie toute triste,
je ne sais pourquoi, —
pourtant, je préfère mon homme, —
mais l'autre est seul,
peut-être est-ce à cause de cela.
LE PHRE Où est ton mari?
MARYCHIA
11 s'est couché, il dort, il est fatigué et m'a dit de rester ici, alors je suis revenue, — je ne sais pourquoi; rien ici n'est pour moi et j'y viens, parce qu'ici l'on danse, comme jadis :
quand les swats sont venus chez nous., pour le seigneur et le paysan, et quand moi j'étais amoureuse.
LE PERE Va avec eux.
MARYCHIA
Je regarde seulement :
les filles d'honneur, de plus en plus pâles, tourner, tourner sans cesse, et s'amuser.
LE PÈRE Danse donc.
MARYCHIA Je regarde seulement.
«aç t'5)
LE PERE Tu pleures ?
MARYCHIA
Mes yeux se brouillent, je vois tout de plus en plus pâle.