SENATEUR
f ARRIAKO.
Quel enthousiasme !
P ALLA VICIH.
Le sénat s'est assemblé cette nuit pour décider des récompense» qui doivent être offertes au général.
LANDSDORFF.
Sa dernière victoire sur la» Turcs est un beau fait d'armes.
PALLAVICIN.
Quelle fortune!... Parti simple soldat, condottiere presque, et à cette heure généralissime des troupes de Venise !
FABRÏANO.
On appelle ces gens- là des soldats de fortune, un a bien raison... Ils grimpent les échelons quatre, à quatre de peur de ne pas arriver assez tôt!
PALLAVICIN.
Ah! dam, les grands hommes, ça vous a des pieds de chamois et des ailes d'aigle!
LANOSDOUPV.
Oui, quand ils les ont !
PALLAVICIN*
Et quand ils ne l<» ont pas?
FABRÏANO.
On les prend comme de vraies linottes au premier piège tendu, —témoin Marino...
LANÜSUORFF.
Taisez-vous, jcur.es gens. On voit bien que voq> a ‘êtes encore attachés qu’au sous-pi égudi.
PALLAVICIN, • FiLriaao.
Il a raison, ne prononce pas ce nom dans cette enceinte... devant ce voile noir qui peipétue à jamais la licite de cette famille, (u Botue n. «dia wir.) Le chef des Dix pourrait nous entendre.
PABAIANO.
Eh bien?
PALLAVICIN.
Son aïeul u signé le premier la condamnation de Falicro.
PABRtANO.
Les Orseolo acceptent le passé avec orgueil. Ils se font même gloire de cette terrible vendetta qui a duré dix siècles entre les deux familles, et qui durerait encore si la race des Falierl n’était pas éteinte.
PALLAVICIN.
Éteinte?... Ce n’est certes pas la pensée du chef des Dix. 11 va parfois jusqu'à s’imaginer que si Guippo, son (ils, a été tué voilà quinze ans au pont de Lodi , c'est qu’il existait de p^r lo monde un Faliero pour l’assassiner.
FABRÏANO.
André, le dernier de celte race, vivait alors.
PALLAVICIN, ba -»nt U toi*.
El il a été trouvé un malin noyé dans l'Orfano.
RASPO, I», panant fctiwr» ru*. •
Langue légère, tête de trop!
(n .cioift».)
PALI AVICIN, IrrMOilUo».
Hein?... Qu'est-ce qu'il dit celui-là?
FABRÏANO, à PUIiticiB tuaBbUat.
Au fait, tu calomniais Orseolo !
PALLAVICIN, rriMUMol.
Tu m'accuses, je crois?
fabruno.
Tu es un traître!... (a LM&4«ff.) Voyons, seigneur, j'en appelle à vous?...
LANDSbORFP , teor tnanuni l« do*.
Vous êtes deux traîtres!
RASPO, bM a gfnUUo.
Ce sont mes petites distractions. Je n'aurai pas la point de le» dénoncer, ils se dénonceront eux-mêmes.
SFOLATRE.
les noCks vénitiennes.
C’est charmant !
R A S P 0 i hiiN 8*w»U>iir <t*' »!«•! A lui.
Je vous attendais , seigneur.
(lit «irteol «o cmmsI.)