SCÈNE IV
ORSEOLO, ALBONE, f«h RASPO ET SPOLATRE.
OUSBOLO, A Alton*, eu cnu.at.
Et tu as couru ce danger?
ALBOMB.
L'abbesse de Saint-Zacharie et nu s compagnes de couvent ont cru devoir vous cii faire un secret. Mai.- sans mes jupes qui me soutenaient sur l’eau, j’auial* infailliblement péri, car le batelier qui accourait à mon secours avait perdu son &\iron, et sa barque tournoyait sur elle-même sans pouvoir avancer.
ORSEOLO
Ah ! mon Dieu! — li mort de si prés !— Tu devais te désespérer, pauvre enfant?
ALBONE, IrinjoiUnitteol,
Non, j'attendais. J’avais foi en Dieu.
ORSEOLO, loi *wra»t I» nain *t ce orgueil.
Ah!...— Ton courage m'épouvante et m'enorgueillit à la fois! — Tu es bien la fille de ta mère'... Tu es bien aussi de notre race : un cœur d'acier dans un corps élégant cl frêle et la volonté des héros daus une àxue pieuse!
ALBONE.
Notre Italie mûrit vite Ica Âmes cctnmc les fruits. J'ai vu la vie à travers votre expérience, et j aî été de bonne heure préparée à la lutte par le malheur des miens.
ORSEOLO, Uni fuient.
Uui, ton pauvre père!... mon malheureux fils!... ils me l'ont assassiné! — Oui, ta pauvre mère!... elle n'a pas pu survivre à l’époux que Dieu et son cœur lui avaient uonné! — ma pauvre enfant!
ALBONE.
Ah ! quel vide ils ont laissé dans ma vie!— Mais vous êtes là, mon père!... Je vous ai trouvé à mon berceau... j'ai trouve votre main pour me soutenir, voire cœur pour m’aimer!...
ORSEOLO
Un cœur et une main qui ne te manqueront jamais!
(il r«mbn«*e.— Le|>jrii»*cnl Raap» et Spvhlr*.)
ORSEOLO, A lU.po.
Tu peux approcher, (ilmumi sr»i*u*.} Quel est cet homme?
a *spo.
C’est un homme à moi. — Le général Galieno arrive sur une galère de l'Etal. U sera ici daus une heure. Le capitaine du golfe vient de l'annoucer.
ORSEOLO
Rends-toi à la Piauctta... mêle-toi à la populace.... étudie les visages.... celui du général surtout, au moment où le peuple le saluera par ses acclamations...
RASPO, U* è SpoUlrt.
Viens, le vieux tigre montre ses dents.
SFOLATRE, A port.
Et le Jeune lion approche!... Je ne serai pas fâché de les voir en face l'un de l'autre!
(IU torteoi.)