RON
taient encore au boul de quatorze années, quoique un peu diminuées de volume (Obs. XXII). |
Il est du reste rare de rencontrer chez un malade uniquement des nodosités de cette variété; le plus souvent elles apparaissent en même temps que des nodosités ordinaires de Meyxer auxquelles elles survivent plus ou moins longtemps ; plus rarement elles coïncident avec des nodosités à évolution brève (Obs. XX VD).
Ces nodosités à évolution durable, qui parfois se caractérisent par des lésions histologiques un peu spéciales, présentent surtout lintérêt de constituer une forme de passage entre la nodosité de Meyner el la variété suivante.
C) Nodosités à évolution ossiforme (1).
Sous ce nom, nous désignons des nodosités situées au niveau du périoste, qui, tandis que l’on voit évoluer normalement les autres nodosités présentées par le malade, ne se résorbent pas, mais acquièrent au contraire une fixité spéciale, une consistance de plus en plus dure, perdent leur mobilité sur le périoste auquel elles se fixent et finissent par revêtir définitivement tous les caractères objectifs des exostoses, y compris l’imperméabilité aux rayons Roentgen, ainsi que nous l’avons personnellement constaté (Obs. XXX).
Cette ressemblance absolue avec les exostoses est connue depuis longtemps, et il n’y aurait pas lieu de lui consacrer une étude spéciale, si ces productions n'avaient d’osseux que l’apparence clinique; mais telle n’est point toujours la réalité, et quelques examens anatomiques, jusqu’à présent extrêmement rares, ont permis de constater la présence effective de formations ossiformes dans ces nodules.
(1) Observations XXX et XXXI.