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tuberculose, Nous avons déjà parlé d'un cas de MM, Lanpouzy et Lorpericu; on peut en rapprocher des observations, dues à Knaus et à Jaupor, dans lesquelles sont signalées des nodosités multiples, arrondies, indépendantes de la peau et des plans sous-jacents, siégeant au front et aux membres, et ne présentant aucune tendance au ramollissement. Dans ces cas d'interprétation très délicate, le diagnostic ne peut guère s’élablir que par l'étude des réactions du malade à la tuberculine (ophtalmo, cuti, intradermo-réactions) et par la biopsie.
Les {ophus de la goutte peuvent parfois ressembler absolument aux nodosités rhumatismales qui siègent dans le tissu cellulaire sous-cutané, aux environs des articulations, ou au pavillon de loreille ; on les reconnaît facilement à leur marche lente et aux antécédents goutteux du malade. ;
Citons, sans y insister, les cysticerques encapsulés dans le tissu conjonctif; celte erreur diagnostique avec la ladrerie a été commise néanmoins par plusieurs médecins de la Charité auxquels Grorc Mayer présentait une de ses malades; elle ne saurait être de longue durée et serait vite levée par la ponction exploratrice.
Le tubereule sous-cutané douloureux, très souvent lié à un traumatisme, sé reconnait aisément à ses caractères de tumeur en général unique, lisse, régulière, mobile, extrèmement douloureuse spontanément et à la pression; si ce dernier caractère fait défaut, ce qui arrive parfois, le diagnostic est très difficile et peut rester hésitant à moins que la multiplicité des tumeurs, une coïncidence rhumatismale bien nette ne fasse pencher la balance en faveur des nodosités du rhumatisme.
Les mêmes difficultés se retrouventà propos des névromes et des jibromes ‘sous-cutanés ; ces derniers, du reste, ont avec certaines nodosités rhumatismales une telle analogie de
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structure qu’ils n’en diffèrent vraiment que par les conditions qui ont présidé à leur développement.
3° Muscles.
Les principales affections des muscles qui peuvent prêter à erreur sont les gommes syphilitiques et les kystes hydatiques ; les premières se reconnaissent assez facilement grâce aux caractères que nous avons exposés à propos des gommes sous-cutanées ; les seconds s’individualisent par leur volume en général considérable et par les résultats de la ponction exploratrice.
4° Tendons.
Les gommes syphilitiques des tendons, qui tantôt revêtent une disposition fusiforme, tantôt constituent une série de nodosités en chapelet, peuvent simuler d’une façon très exacte les nodosités rhumatismales tendineuses. On ne peut guère sur ces seuls caractères objectifs établir le diagnostic qui repose surtout sur la constatation de lésions syphilitiques concomitantes, sur la longue évolution des nodules, sur leur ulcération possible et sur les résultats du traitement.
Le diagnostic est aussi très difficile, sinon impossible, avec les /ibromes des tendons qui ressemblent en tous points aux nodosités rhumatismales, lesquelles ne s'en différencient du reste que par leur étiologie.
50 Articulations.
Les nodosités d’Heberden et celles de M. Bouchard ont des caractères étiologiques et morphologiques beaucoup trop
tranchés pour pouvoir constituer une difficulté diagnostique. Les Æystes synoviaux communiquant avec l'articulation sont facilement reconnus à leur réductibilité ; s'ils sont isolés de la synoviale articulaire, leur diagnostic est plus délicat et se base surtout sur leur évolution lente, progressive, sur leur marche chronique, sur leur siège fréquent au dos du poignet el sur les résultats de la ponction exploratrice.
G° Os et Périoste.
C’est à propos des nodosités qui siègent à leur niveau que les difficultés de diagnostic sont les plus considérables. Nombre d’auleurs signalent en effet l’analogie morphologique presque complète de la nodosité rhumatismale avec une périoslite ou une exostose, ct plusieurs n’ont pas su éviter la confusion et ont décrit les nodules rhumatismaux comme des néoformations osseuses ; Hexocu entre autres avait commis cette erreur qu'il a rectifiée dans la deuxième édition de son traité.
: Néanmoins le diagnostic, quoique difficile, est souvent possible. L’exostose en effet évolue lentement, progressivement et exige un temps notable pour acquérir ses dimensions définitives ; elle n’a pas La netteté de contours de la nodosité rhumatismale, il est absolument impossible de lui imprimer des mouvements, si minimes soient-ils, sur sa base d’implantation ; enfin elle est imperméable aux rayons de RoEnTGEN (1). La nodosité rhumatismale, de son côté, évolue rapidement, n’est que rarement unique, presque toujours semble située entre l’os et le périoste, souvent peut recevoir de légers mou-
(4) Dans un cas très curieux, SEvESTRE se basa sur l'imperméabilité aux rayons X, sur l'immobilité absolue des tumeurs, et sur leur siège au niveau des cartilages de conjugaison pour affirmer que les 87 lumeurs que portait son malade étaient de nature osseuse, et devaient être considérées comme des exostoses ostéogéniques de eroissance, (Soc, de Pédiatrie, 19 juin 1906.)
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vements de latéralité, et enfin se laisse facilement traverser par les rayons X. Quand ces caractères de mobilité relative et d'évolution rapide font défaut, le diagnostic est impossible. Du reste, même dans le cas de coïncidence rhumatismale nette, il peut être impossible d'affirmer que l’on a affaire, non pas à une exostose, mais bien à une nodosité, puisque celleci, dans certains cas rares, peut se fixer aux plans profonds et, par une organisation progressive, revêlir le caractère osseux, non seulement clinique, mais encore histologique.
Le diagnostic avec les périostiles diverses est en général plus facile. La périostite syphuitique, en particulier celle du crâne, se reconnait aisément aux antécédents du malade, à sa douleur spontanée, surtout nocturne, à sa forme, qui est plutôt celle d’un empâtement diffus de los ; aux résuliats du traitement enfin; les périostites d’autre nature sont rapportées assez facilement à leur cause véritable, grâce aux circonstances étiologiques au milieu desquelles elles sont apparues.
Néanmoins 1l existe un cas où il est bien difficile de trancher entre une nodosité et une périostite, car toutes Les deux relèvent alors du même agent causal. Nous voulons parler des périostites qui surviennent parfois au cours du rhumatisme articulaire aigu et qui ont été signalées par MM. REYNIER et LecenDre, par Cnam, etc.Dans ces cas,si la nodosité revêt tant soit peu les caractères de la périostite, le diagnostic est impossible de prime abord et ne peut guère se baser que sur l’évolution.
En résumé, le diagnostic des nodosités rhumatismales est très facile quand elles surviennent au décours d’un rhumatisme articulaire aigu et quand elles se présentent sous leur aspect typique; tout au plus peut-il y avoir place pour une
f x s à ‘2 ; DY x * légère hésitation entre elles et l’érythème noueux; les nodo-
Paie éphémères de Fénéor et les exostoses, mais Perreur ne
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saurait être de longue durée. LS Au contraire, quand les manifestations du rhumatisme ne sont pas évidentes et que les nodosités semblent constituer àelles seules toute l'affection, le diagnostic est plus difficile etne peut se faire que par élimination en analysant avec le. a plus grand soin les antécédents du malade et les caractères = morphologiques et évolutifs des tumeurs en diseussion.