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« et plastique. Il y a peude vaisseaux et'ils ne présentent pas « de lésions de leurs tuniques. »
Josras, examinant une nodosité cränienne, qu'il avait enlevée par biopsie chez un enfant de douze ans (Obs. XD), la trouva constituée par un tissu lâche en certains points, dense en d’autres, surtout formé de faisceaux de fibres conjonctives entremêlées de fibres élastiques, et de quelques cellules arrondies ou allongées, à noyau fortement coloré. En certains points on voyait des ilots de cellules disposées, soit sans ordre, soit en traînées, soit en tourbillons; et de nombreux vaisseaux à parois épaissies, situés au voisinage de ces amas cellulaires. Un point de la coupe était infiltré de globules rouges qui avaient distendu les mailles du tissu conjonctif.
La description de Gizy (Obs. VI) est sensiblement différente de celles des auteurs précédents,etnese rapproche guère que de celle de MM. War et GaLavarnin (nodosités tendineuses); ayant pratiqué l’examen histologique de nodosités datant de quatre jours, il résume ainsi ses recherches microscopiques : « Les coupes failes transversalement portent sur « l’aponévrose, la nodosité et le tendon; à première vue il est « facile de constater que le tendon et l’aponévrose sont sains. « A la surface du tendon on peut voir une petite masse arron- « die, vivement colorée par le carmin, uniquement composée « de cellules embryonnaires. Ces éléments serrés les uns « contre les autres représentent très exactement l’aspect d’un « bourgeon charnu. Tous sont jeunes"el aucun,soit au centre, « soit à la périphérie, ne paraît en voie de dégénérescence. « La limite du bourgeon ainsi formé est très nette du côté « opposé au teridon, mais à la surface de celui-ci et de chaque « côté les cellules embryonnairesse prolongent en une mince « couche qui indique une extension du processus inflamma- « loire indépendante de la nodosité elle-même. Nulle part « on ne voit de réseau fibrineux. »
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Giruy conclut de son examen que les nodosités ne sont qu’une particularité d’une synovite qu’on pourrait appeler synovite rhumatismale noueuse.
B. Nodosités à évolution brève.
Leur étude très détaillée a été faite par M. Nepveu qui a examiné une nodosité enlevée par Bar (Obs. XVII); cet examen étant le seul qui ait été pratiqué, on ne sait si ses résultats peuvent s'appliquer à toutes les nodosités de ce genre.
La nodosité de Bar présentait à l'œil nu deux petites taches grisâtres, confinant, l’une à la zone glomérulaire du derme, l’autre au pannicule graisseux sous-cutané dans lequel elle pénétrait. |
Ces deux taches étaient constituées par une masse nécrobiotique finement granuleuse, où l’on reconnaissait des noyaux de cellules à peine colorés par le picro-carmin, et dont le corps cellulaire avait disparu. En certains points, on voyait des cellules blanches nécrobiosées, des lambeaux de tissu conjonctif aussi nécrobiosé et des cristaux d’acides gras.
Autour de ces deux nodules existait une zone limitante formée de cellules blanches très tassées et à demi-nécrobiosées, puis plus nettes et plus vivantes à mesure qu’on s’éloignait du centre. Ces cellules blanches étaient nombreuses le long des capillaires et des artères et surtout dans les gaines lymphatiques artérielles et dans les espaces lymphatiques voisins. Dans cette zone nécrobiosée, M. Nerveu a pu colorer avec la vésuvine des microbes microcoques etbaclériens très fins. « Mais le fait le plus intéressant est la présence, dans « deux ou trois pelites artérioles du voisinage, d’altérations « importantes. Dans quelques-unes le sang coagulé est fine- « ment granuleux et on ne peut y reconnaître le moindre
« globule sanguin. La thrombose actuelle est manifeste ;'dans « d’autres artérioles, les tuniques externes sont entourées « d’une couche de jeunes cellules assez dense et la tunique «externe est épaissie. Autour des vaisseaux les plus ténus, « on observe une certaine quantité de leucocytes; les espaces « lymphatiques sont dilatés et remplis de cellules blanches.» :
M. Nerveu conclut de cet examen que les nodosités à évolation brève du rhumatisme sont constituées par un foyer nécrobiotique, entouré d’une zone d'infiltration cellulaire, et se basant sur la présence au-dessous du foyer nécrobiotique d’un caïllot situé dans une petite artériole, sur la réaction cellulaire existant à la périphérie de la portion centrale, ct sur l’endocardite récente que présentait le malade, il attribue toutes les lésions à une embolie septique et formule les conclusions pathogéniques suivantes : « C’est seulement ainsi « qu’on peut expliquer l’apparition des nodosités éphémères « dans des régions bien différentes; la poussière embolique, « battue, brisée par le torrent circulatoire, se dissémine de « tous les côtés; silencieuse dans les viscères, elle signale sa
« présence par des effets visibles et langibles sur la peau. « Dans notre cas, mêlée à quelques éléments bactériens, elle « a provoqué des effets non seulement nécrobiotiques, mais « encore inflammatoires. Aussi, résumant ma pensée, sans « rejeter les diverses explications qui.ont été émises de la « production des nodosités éphémères, je propose celle de « Pembolie capillaire, pure ou impure, suppurant ou non, « suivant la présence de microbes dans le sang. »