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Ces tumeurs, de forme hémisphérique, du volume d’une noix, de consistance dure, adhéraient fortement aux parties profondes, et ressemblaient à de véritables exostoses cràniennes. Elles étaient douloureuses spontanément el à la pression ; leur présence gênait fortement le malade qui était dans limpossibilité de se coiffer avec son chapeau.
En même temps qu’apparaissaient ces tumeurs, le malade a vu se développer un gonflement au niveau ir la première phalange de l'index gauche.
On constatait de la rougeur de la peau en ce point et on sentait un empâtement de la portion moyenne de la face dorsale de ce doigt, sans que ies articulations situées au-dessus et au-dessous parussent intéressées.
Traitement ioduré et salicylé ; au boul de quinze jours régression très marquée des tumeurs.
Ogservarion XVI (Résumée).
Troisimr.— Soc. méd. hôp., 26 octobre 1883.
Homme de 28 ans; entré à l’Hôtel-Dieu annexe, le 19 mars 1883, pour un rhumatisme de moyenne intensité; souffle systolique à la pointe.
Le 16 avril, le rhumatisme étant presque guéri, apparition de six ou sept nodosités échelonnées au poignet gauche sur l'un des tendons du fléchisseur superficiel ; de plus, deux nodosités au niveau de larticulation métacarpo-phalangienne de l’index droit, adhérant l’une au tendon extenseur, l'autre à la partie externe de l'articulation; uue nodosité siégeant sur le tendon extenseur du médius un peu au-dessous de l'articulation carpo-métacarpienne ; une au coude gauche, au voisinage de l’olécrane: une enfin au niveau de la bosse pariétale gauche. Toutes ces nodosités adhèrent aux plans sous-
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jacents; la peau est mobile au-dessus d’elles et ne présente pas d’altérations. La pression un peu forte à leur niveau est douloureuse.
Le 17 avril, six nodosités nouvelles à l’occiput, deux sur le pariétal gauche, une sur le pariétal droit. Le 20 avril,quatre nodosités sur le pariétal droit, sept ou huit sur le pariétal gauche. Le lendemain sur le front, à la naissance des cheveux, plusieurs petites nodosités ovoïdes; quelques-unes sur le sommet du crâne ; une à la face dorsale du médius gauche ; cinq ou six très pelites sur le tendon du demi-tendineux au jarret droit ; une, très douloureuse, sur chaque malléole interne.
Le 23 avril, nodosités sur les genoux, quatre à droite au pourtour de la rotule, une à gauche, sur la face antérieure de la rotule, très douloureuse. : :
Les jours suivants, les nodosités diminuent de volume et disparaissent; le 5 mai, il ne persiste que la nodosité de la rotule gauche, qui disparaît elle-même trois semaines après.
Ogsenvarion XVII (Résumée en partie).
WaiLL el GALAVARDIN.— lievue mensuelle des maladies de l'enfance, avril 4901.
Fille de 7 ans, entre à l'hôpital pour des douleurs survenant dans les membres par crises paroxystiques.
A l’entrée, chorée de moyenne intensité, souffle présystolique et systolique à la pointe, aucune arthropathie.
Les nodosités sont disséminées de façon assez discrète; on en trouve sur deux ou trois des tendons extenseurs des doigts au moment de leur passage sur le dos de la main ; à la paume de la main, surtout à droite, lorsque l’enfant re mue
les doigts, on sent comme de petites boules passer sous le doigt explorateur. On en constate également au niveau du tendon du grand palmaire et de quelquestendons fléchisseurs à l’extrémité inférieure de l’avant-bras. Ces nodosités sont peu volumineuses et äugmentent à peine d’un tiers le diamètre du tendon; elles font ccpendant sous la peau une saillie très appréciable à la vue et facilement perçue au toucher. On en trouve encore de très petites, à peu près comme la tête d’une épingle en verre, sur le périoste de la face dorsale des premières phalanges des doigts de la main droite.
Aux membres inférieurs, on note un aspect très spécial des régions malléolaires au niveau de la partie inférieure des tibias et surtout des péronés ; la région malléolaire présente un aspect {ubéreux, clouté ; il n’y a pas de réaction inflammatoire des téguments, pas de douleurs à la pression de ces parties. Ge sont des nodosités profondes,de la grosseur d’une lentille et qui siègent, les unes sur les tendons dont elles partagent la mobilité, les autres sur le périoste des malléoles péronières.
Les jours suivants apparait un frottement péricardique superficiel, et environ un mois après l’entrée à l’hôpital, l’enfant meurt en quelques minutes dans un état syncopal.
Examen histologique.
Ogservarion XVIII
Bar. — Thèse de Paris, 1890.
Le 19février 1890, Scherdieu Jacob, marchand, né à Jérusalem, âgé de 22 ans, entra à la salle Cauvière, n° 12, pour de petites nodosités, placées à la face antérieure de la jambe droite, semblables à des gommessyphilitiques. Ces nodosités élaient au nombre de trois, de la grosseur d’une noisette,
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disposées le long de la crête du tibia, situées entre la peau et le périoste, indolores, dures, élastiques, ovoïdes et parfaitement limitées. Une d’elles, placée non loin de l’articulation tibio-tarsienne, était un peu pius grosse que les autres,légèrement étalée par sa base, recouverte par une peau à peine rosée et à peine adhérente. Ces tubercules dataient de quelques jours à peine. Le malade avait un léger état fébrile, quelques douleurs vagues dans les articulations et un teint pâle terreux qui cadrait mal avec la légèreté des phénomènes dont il se plaignait. Dans ses antécédents personnels on relevait du rhumatisme; mais, malgré les recherches les plus attentives, il fut impossible d'y découvrir la syphilis.
Le 20. La grosse nodosité était en voie de disparaître; les autres sont presque complètement effacées.
Le 21. Toutes les nodosités de la veille ont disparu. Une nodosité apparaît depuis hier soir sur la jambe gauche. Souffle léger systolique au cœur. Sibilants aux poumons. Les douleurs articulaires sont peu intenses et il n’y a aucun gonflement manifeste autour des articulations.
Le 22, La nodosité de la jambe gauche a disparu ; une autre, grande comme un grain de chénevis, existe au voisinage de l'articulation du coude. Les sibilants ont disparu ; le souffle cardiaque est toujours perçu, mais demeure extrêmement faible.
Le 25. Une nouvelle nodosité se présente surla face antérieure du tibia gauche et disparaît le lendemain.
Le 27. Une nodosité apparaît vers la partie externe du ligament rotulien du membre inférieur droit.
Le 28. On pratique l’ablation de cette nodosité.
Examen histologique.
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Ossenvarion XIX (Résumée en partie).
Bar.— Loco citato.
Jeune homme venant d’avoir une attaque de rhumatisme articulaire aigu généralisé et compliqué de souffle aortique.
Pendant la convalescence, le malade remarqua tout à coup de petites tumeurs qui se présentaient sur les parties latérales des doigts, tumeurs généralement grandes comme un pois ou un grain de chénevis, dont l’apparition était brusque, l'évolution rapide (24, 36 heures), la disparition subite et ne laissait aucune trace. La peau des régions oùelles évoluaient n’avait subi aucune coloration spéciale; elle était cependant plus pâle aux endroits occupés par les plus grosses nodosités. Il n’y avaitaucune adhérence avec les parties environnantes, une mobilité parfaite existait; iln’y avait ni chaleur, ni douleur. Une forte pression était pourtant sensible et le malade comparait cette douleur à celle généralement connue de l’érythème pernio. Cës tumeurs occupaient la face latérale, la face dorsale et même la pulpe des doigts. Leur apparition fut si brasque, chaque fois qu’il en vint, que chaque fois c'était à l'insu du malade. Un jour, au lieu d’être discrètes et de ne pas dépasser le nombre habituel de trois à quatre, on put en compter une vingtaine, les considérer comme presque confluentes. Cet état évolua sans fièvre et dura une quinzaine de jours.
OgservarTion XX (Résumée).
Bouray. — Bulletins de la Société Clinique de Paris, 22 décembre 1881.
Jeune homme de 19 ans, entré le 14 septembre 1881 à P'Hôtel-Dieu pour rhumatisme articulaire aigu dont il a déjà
eu en janvier une crise avec péricardite. Actuellement rhumatisme généralisé, frottement péricardique, souffle systolique intense à la pointe, érythème polymorphe. k
Le {* octobre apparition de quatre nodosités du volume d’une lentille sur le pariétal droit, de consistance ferme simulant celle de l’exostose, non adhérentes à la peau, un peu mobiles sur los. Les jours suivants, nodosités au-dessus du sourcil droit, sur les tendons des grand et petit palmaires droits, sur les ligaments articulaires des phalanges où elles atteignent le volume d’une noisette, sur le tendon du long péronier latéral droit, sur les apophyses épineuses de la plupart des vertèbres, sur le genou gauche, où elles adhèrent aux ligaments latéraux et aux ailerons ligamenteux de Ia rotule.
Disparition en quelques jours pour les unes; celles du genou, du péronier latéral, de la colonne vertébrale, sont, le 22 décembre (soit près de trois mois après le début), exactement dans le même état.
Ogservarion XXI (Résumée).
Dyce Ducxworrx. — Clinical Society of London, 24 novembre 1882,
Femme de 24 ans, domestique, entrée à l'hôpital pour un gonflement douloureux de la main et du genou droits, sujette depuis huit ans à des douleurs rhumatismales. Le premier bruit du cœur est rude et dédoublé par moments. La malade présente depuis huit mois des nodules sous-cutanés siégeant sur la main droite, les coudes, les genoux ; douloureux à la pression et adhérant pour la plupart aux gaînes des tendons et aux aponévroses profondes. Depuis trois mois quelquesunes de ces nodosités ont grossi, d’autres sont apparues ;