HAUTE
Drewrrr, Ence, etc., publient leurs observations et les résultats de leurs autopsies.
En France les observations cliniques sont plus rares ; mais MM. Troister et Broco publient un premier cas, puis M. Trorser, reprenant les cas déjà publiés, et y joignant ses observations personnelles, sépare nettement les nodules rhumatismaux vrais des nodosités arthritiques, dont Féréo, en 1878, avait établi l'existence et présente à la Société médicale des Hôpitaux une véritable monographie de la question.
La même année, M. Wipaz publie une observation dont l'importance ne doit pas nous échapper : pour la première fois en effet est relaté en France un cas de nodosités rhumatismales à évolution prolongée, dépassant de beaucoup la durée de tous les cas connus; l’auteur propose de les nommer nodosités durables.
Les années suivantes, des observations sont publiées par Hoges, Meusnier, Bourcy, Eusrace Suirs, Kinsron FowLer,etc. ; parmi elles, celle de Hoges est particulièrement intéressante ; elle nous montreenelfet la coexistence possible chez le même sujet de nodosités cutanées avec des nodosités profondes, douées d’une dureté et d’une fixité telles que l’auteur les a décrites sous le nom d’exostoses.
En 1885, M. Brissaup rapporte un cas où les nodosités se sont accompagnées d'adénopathies auxquelles il donne le nom de bubons rhumatismaux. Dans cet article, il attire l’attention sur la coexistence fréquente, pour ne pas dire constante, des nodosités avec l’endocardite rhumatismale, et sur leur fâcheuse signification pronostique.
À partir de ce moment les publications sur les nodosités rhumatismales se multiplient; citons la thèse d’agrégation de Cuurrarr, les thèses de Loysez de la Biccarpière, de Bar, de Ginma, de Nissim Davicion; les travaux de Mipzerow, de Mrroezr, de Mackay, de Cneanze; ceux de Prior, de Linpmann
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(59 cas), de Rris, de Josias, de Furcuer. Ces différents travaux ajoutent peu à la description clinique, et s’efforcent surtout de compléter et de préciser les notions anatomo-patho- : À logiques et pathogéniques. Parmi eux, il nous faut surtout 4 signaler le travail de Furoner, qui relate des cas fort intéres- . sants par leur durée tout à fait anormale et leurs lésions his- 2 tologiques, et la thèse de Bar ainsi que la communication de + Nervec à la Société de Biologie, qui révèlent l'existence de nodosités rhumatismales à évolution brève, et en donnent une étude histologique et pathogénique approfondie.
ETIOLOGIE
On attribue aux nodosités dont nous faisons l'étude l’épithète de rhumatismales, car les circonstances cliniques montrent d’une façon presque constante leur coexistence avec des manifestations du rhumatisme; néanmoins, il faut bien lavouer, la preuve absolue, scientifique, de leur nature n’a jamais été faite, car pas un seul des examens microscopiques, que l’on a pu pratiquer, n’a démontré la présence dans leur intimité des agents que l’on suppose présider à l'infection rhumatismale (1). La seule observation qui signale, dans une nodosité, l’existence de micro-organismes est celle de Bar et Nepveu; malheureusement, ils n’insistent pas sur les caractères des éléments qu’ils ont décelés et se bornent à dire qu’ils ont pu « colorer avec la vésuvine des microbes microcoques et bactériens très fins ». On ne peut tirer aucune conclusion de cette constatation, et il faut souhaiter qu’à l'avenir on examine spécialement à ce point de vue les nodosités qu’on aura l’occasion de rencontrer, et que l’on tente de compléter celte étude par l’essai systématique des cultures.
D'autre part, 1l existe des cas très rares (nous n’avons pu en découvrir que deux, Obs. If et XXID) où l’observateur prétend avoir vu évoluer sans aucun antécédent rhumatismal des nodosités sous-cutanées absolument analogues au point de vue clinique à celles dont nous faisons l’étude. Faut-il en conclure que l’on peut observer dans certains cas des nodo-
(4) Nous avons cherché dans un cas personnel à déceler la présence de microbes sur nos coupes ; il nous a été impossible d'en découvrir un seul.
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sités relevant d’une infection autre que le rhumatisme ? Le fait n’est point niable, et, pour ne citer qu’une infection entre autres, n’a-t-on point attiré tout récemment l’attention sur certaines formes de tuberculose atypique à manifestaons nodulaires, et MM. Lanvouzy et Logpericn n'ont-ils pas publié un cas de tuberculose aiguë au cours de laquelle étaient apparues des nodosités sous-cutanées, dont quelquesunes adhéraient aux tendons? Néanmoins, cette éventualité est assez rare; et, après avoir mis à part les observations anciennes où tous les éléments étiologiques et cliniques ne sont point scrupuleusement notés, on peut, à bon droit, pensons-nous,rattacher au rhumatisme la majorité des nodosités sous-cutanées qui se présentent, sans antécédents bien évidents, avec les caractères habituels des nodules rhumatismaux. En effet, il est vraisemblable de penser que, dans ces cas, d’étiologie obscure en apparence, l'analyse des commémoratifs morbides, rendue difficile par les oublis d’un malade inattentif, a été insuffisante et n’a pas porté avec assez de soin sur les petits symptômes du rhumatisme, si fréquents et si souvent mal interprétés par les malades. Du reste cette erreur d'interprétation est évidente dans un certain nombre d'observations où, après avoir dit qu’il n’y avait aucun antécédent rhumatismal, l’auteur signale des myalgies, des douleurs articulaires diffuses qui ont précédé de peu l’apparition des nodules.
Sans aller aussi loin que. Cueapze, Furcner, Barrow et Warner, qui considèrent les nodosités comme un signe certain d'infection rhumatismale, nous pouvons dire que, les exceptions précédentes, réelles ou apparentes, une fois mises à part, la coexistence des nodosités avec un rhumatisme articulaire aigu ou subaigu est la règle. Il suflit de parcourir les observations pour s’en convaincre.
Remarquons du reste que le rhumatisme n’est pas toujours
P. Roy. 2