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représenté dans les antécédents du malade par une polyarthrite aiguë généralisée, mais souvent par une forme plus ou moins fruste, parfois excessivement légère, ou par une de ses complications, telles que chorée (Obs. VIT), ou endocardite. Ce fail n’a rien pour nous étonner ; tous les médecins d'enfants savent avec quelle fréquence le rhumatisme se présente chez les petits malades avec des allures insidieuses, et évolue sans phénomènes réactionnels marqués, laissant souvent comme trace unique de son passage, jusqu'à une nouvelle crise plus évidente, une endocardite ou une péricardite, si fréquentes dans le bas âge, ou bien une chorée dont on connaît les rapports intimes avec le rhumatisme.
Les nodosités étant liées à l'existence patente ou latente de l'infection rhumatismale présentent la même étiologie générale que le rhumatisme articulaire aigu et s'observent dans les mêmes conditions que lui ; nous renvoyons aux traités classiques pour tout ce qui a trait aux causes de la polyarthrite elle-même, pour ne relater ici ‘que ce qui peut intéresser plus particulièrement la genèse des nodosités.
L'hérédité n’y joue qu’un rôle minime et n’agit guère qu’en transmettant la prédisposition à l'infection rhumatismale; néanmoins, Furcuer a publié un cas dans lequel un enfant né d’un père sujet à des crises fréquentes de rhumatisme, accompagnées de poussées de nodosités, présenta lui aussi plus tard les mêmes accidents (Obs. XXII.
Il n’y a rien de bien spécial à noter au point de vue du sexe (les statistiques sont contradictoires) ou de la race ; cependant il faut remarquer que le plus grand nombre des observations ont été recueillies en Allemagne, en Angleterre et aux Etats-Unis.
Le point le plus intéressant de l’étiologie concerne l’âge. C'est en effet presque uniquement chez les enfants que l’on observe les nodosités rhumatismales, et l’on a même voulu
en faire une forme spéciale du rhumatisme infantile. Tous les auteurs sont d'accord sur ce point : UnGer dit que le rhumatisme noueux (c’est sous ce nom que les Allemands désignent les nodosités rhumatismales) se rencontre presque exclusivement de trois à quatorze ans; BarLow et WaRNËr parmi leurs vingt-sept cas n’en ont pas un où les nodosités soient apparues après dix-huit ans; sur les cinquante-neuf malades de LinpManN, quarante-six étaient âgés de huit à seize ans. En examinant de plus près les observations, nous voyons que les nodosilés peuvent apparaître à trois ans et neuf mois (Obs. X), le fait est rare ; qu’elles augmentent de fréquence pendant les années suivantes pour présenter leur maximum entre dix et quinze ans; puisqu'elles deviennent d'autant plus rares que le sujet avance davantage en âge, pour devenir tout à fait exceptionnelles après soixante ans.
Enfin il nous faut encore citer, comme élément étiologique important, l’existence des lésions cardiaques qui coexistent d’une façon presque constante avec les nodosités ; au chapitre pronostic nous reviendrons particulièrement sur ce point, que nous ne faisons que signaler ici, et qui pour certains auteurs a une signification pathogénique considérable.