LUCA
— Voüei, Simon, veci justeman Lai Loi du Novea Testaman.
Le Pôpon nos y traite en fraire ;
Ai n’à fiôlan, ni rebor;
Aidieu vanjance, aidieu côlaire :
Ran po crainte , tô por aimor !
NOEI V
l*ar : Pour vous voir un moment j’ai pastè par Essonne. authkman so i.’ar : Des Lancelots.
Ai lai Nativitai Chanton, je vo suplie.
Le Varbe ammaillôtai Jeusque ai no s'humilie ,
Po no décharbôtai Du codon qui no lie.
Il ne faut qu’une chatterie,
Ou qu’un sifflet, ou qu’un sabot.
SHON.
— Tu veux dire que nous ferons Du Petit ce que nous voudrons.
Nous n’avons qu’à prendre courage :
Nous aurons pour un Alleluia Le Paradis et son finage ;
N’est-ce pas bon marché, Lucas?
LUCAS
— Oui , Simon , voici justement La Loi du Nouveau Testament.
Le Poupon nous y traite en frères ; Il n’est fanfaron, ni rebours;
Adieu vengeance, adieu colère:
Rien par crainte , tout par amour I
NOEL V
sur l’air : Pour vous voir un moment j’ai passé par Essonne. autrement sur l’air : Des Lancelots.
A la Nativité *
Chantons, je vous supplie.
Le Verbe emmailloté Jusqu’à nous s’humilie ,
Pour nous débarrasser Du cordon qui nous lié.
Ai lai Naitivitai Chanton, je vo suplie.
Ene Vierge é potai Neu moi le Fru de vie ; Le Saint-Espri fi lai Ene euvre bé sutie !
Ai lai Naitivitai Chanton, je vo suplie.
Haila I quei pôvretai î Lai Pucelle bénie N’u lai neù po geitai Qu’ein coin de borgerie.
Ai lai Naitivitai Chanton , je vo suplie.
Lé Dalô de citai Ne l’écouchire mie , N’esperan de celai Ni maille, ni demie.
Ai lai Naitivitai Chanton , je vo suplie.
Le bonhome Jôzai , D'éne meigne ébaubie, Regadô san palai Sai Compaigne transie.
Ai lai Naitivitai Chanton, je vo suplie.
D’Ainge émerillonnai
A la Nativité
Chantons, je vous supplie.
Une Vierge a porté Neuf mois le Fruit de vie ; Le Saint-Esprit fit là Une œuvre bien subtile !
A la Nativité
Chantons , je vous supplie.
Hélas ! quelle pauvreté !
La Pucelle bénie N’eut la nuit pour gîter Qu’un coin de bergerie.
A la Nativité
Chantons , je vous supplie.
Les Dalos de la ville Ne l’accouchèrent pas , N’espérant de cela Ni maille, ni salaire.
A la Nativité
Chantons , je vous supplie.
Le bonhomme Joseph , D’une mine ébaubie , Regardait sans parler Sa Compagne transie.
A la Nativité
Chantons , je vous supplie.
D’Anges émérillonnés
rb
Ene bande choisie
Yin le reconfotai
De sai mélancôlie.
Ai lai Naitivitai Chanton, je yo suplie.
L’Arcainge Gabriai ,
An rôbe craimoisie ,
E borgei fu criai :
« Yené voi le Messie ! x
Ai lai Naitivitai Chanton, je vo suplie.
Tô cé bon pal toquai An fire chère-lie,
Juan dé tricotai Dessu lo chailemie.
Ai lai Naitivitai Chanton, je vo suplie.
Chécun , por étrenai Jésu, Jôzai , Mairie, Aivô dezô son brai Sé boujôte garnie.
Ai lai Naitivitai Chanton , je vo suplie.
Lé borgeire, ai trôtai Ne fure pa gambie :
Tamar poti du lai De sai jeune torie.
Une bande choisie Vint le réconforter De sa mélancolie.
A la Nativité
Chantons , je vous supplie.
L’Archange Gabriel ,
En robe cramoisie ,
Aux bergers fut crier :
« Venez voir le Messie ! »
A la Nativité
Chantons, je vous supplie.
Tous ces bons paltoquets (paysans) En firent chère-lie,
Jouant des tricotets Sur leur flûte champêtre.
A la Nativité
Chantons , je vous supplie.
Chacun , pour étrenner Jésus, Joseph , Marie,
Avait dessous son bras Sa bougette garnie.
A la Nativité
Chantons , je vous supplie.
Les bergères , à trotter Ne furent pas boiteuses;
Tamar porta du lait De sa jeune génisse.
Ai lai Naitivitai Chanton, je vo suplie.
Judi, de son fdlai Bailli deux épatie,
Et Suzanne ein paquai De chaissô de sai buie.
Ai lai Naitivitai Chanton, je vo suplie.
Troi Roi d’autre coûtai Moitre an estrôlôgie , De l'Anfan nôveà-nai Saivein lai prôfécie.
• • jft
Ai lai Naitivitai Chanton, je vo suplie.
De l'étoile guidai ,
Tô troi de compaignie Patire san menai G ran seùte, ni meignie.
jaagam
Ai lai Naitivitai Chanton , je vo suplie.
L’un prin soin d’épotai De lai myére candie, L’autre d’or éfeignai Ene bone pognie.
Ai lai Naitivitai Chanton , je vo suplie.
Le tier, pu mâcherai
Tamar poli du lai — De sai jeune lorie, ludi de son I ■ liai — Bailli deux épatie,
Kl Suzaw eiu paquai — De eliaissn de sai huir
( Page 28 . )
ak
A la Nativité
Chantons , je vous supplie.
Judith , de son fil Donna deux écheveaux ,
Et Suzanne un paquet De couches de sa lessive.
A la Nativité
Chantons, je vous supplie.
Trois Rois d’autre côté ,
Maîtres en astrologie ,
De l'Enfant nouveau-né Savaient la prophétie.
A la Nativité
Chantons, je vous supplie.
Par l’étoile guidés ,
Tous trois de compagnie Partirent sans mener Grand’suite , ni famille.
A la Nativité
Chantons , je vous supplie,
L’un prit soin d’apporter De la myrrhe candie,
L’autre d’or affiné Une bonne poignée
A la Nativité
Chantons, je vous supplie.
Le troisième, plus mâchuré
Qu’cin roi d’Etiôpic, Prezanti po son plai De l’ançan d’Airaibie.
Ai lai Naitivitai Chanton, je vo suplie.
Ai don le beu tô gay Antoni sai patie ,
Et l’àne ein beà côplai Qui ven6 d’Arcadie.
Ai lai Naitivitai Chanton , je vo suplie.
Le drôle, au moi de mai, Coran po lé prairie ,
N’airo , je croi , pa fai • Muzicle pu jôlie.
Ai lai Naitivitai Chanton , je vo suplie.
LéMaige, esseurfantai D’éne tei mélodie,
An pansire gâtai Lote çairimonie.
Ai lai Naitivitai Chanton, je vo suplie.
Jôsai, plein de respai ,
Di : «Messieu, je vo prie, Escuzé, s’ai vo plai ;
Qu’un roi d’Éthiopie, Présenta pour son plat De l’encens d’Arabie.
À la Nativité
Chantons, je vous supplie.
Alors le bœuf tout gai Entonna sa partie ,
Et l’âne un beau couplet Qui venait d’Arcadie, a
A la Nativité
Chantons, je vous supplie.
Le drôle, au mois de mai , Courant par les prairies, N’aurait, je crois, pas fait Musique plus jolie.
A la Nativité
Chantons, je vous supplie.
Les Mages , effrayés D’une telle mélodie ,
En pensèrent gâter Leur cérémonie.
A la Nativité
Chantons, je vous supplie.
Joseph , plein de respect ,
Dit : « Messieurs, je vous prie Excusez, s’il vous plait ;
C’àt ein àne qui crie... »
Ai lai Naitivitai Chanton , je vo suplie.
NOE1 VI
su i.'ar : Dans notre village.
A-ce ici le Moitre De tô J’Univar?
Ai fau voi bé clar Po, du premei cô, requeùnoitre Le Dei de Jaco Fai tô come no.
Sai bontai l’émeune An masque no voi.
Lé gran queiquefoi An masque ai méneù se promeune , Po devé le tam De cairemantran.
Ma tô po tô core Lé masque en seurtai ;
Ai son respaictai Dan tô lé quatei qu’ai se fore :
An leù que Jésu Seré mau reçu.
Lé Jui, cé fantasque,
Cé maudi horeà ,