CHO-JAN
— Voüei-dà, lai veci :
Je vén de Loüi-Quatôze Voi le Peti-Fi,
Voi le Peti-Fi , Breùgnette,
Yoi le Peti-Fi,
J’ai vu passai dan sai cheire Ce jeune soudar ;
Son Saint-Espri de pousseire.
Étô tô côvar,
Étô tô côvar, Breùgnette,.
Étô tô côvar,
Autor de lu lé fanfare,
Lé tambor bruein.
Ancor adan de lai garre ,
Ses eüille épluein ,
Ses eüille épluein , Breùgnette, Ses eüille épluein.
BREUGNETTE.
Vén-t-i de baillé lai chaisse
Ai nos annemin?
GRO-JAN
' Ai vén de parre éne plaice
Dessu l’Aulemain ,
Dessu l’Aulemain , Breùgnette, Dessu l’Aulemain.
BREUGNETTE.
— ■ El é don lai sarre bone?
GROS— JBAN.
— Oui-dà, la voici :
Je viens de Louis-Quatorze Voir le Petit-Fils, .
Voir le Petit-Fils, Brunette , Voirie Petit-Fils.
J’ai vu passer dans sa chaise Ce jeune soldat ;
Son Saint-Esprit de poussière Était tout couvert ,
Était tout couvert, Brunette, Était tout couvert.
Autour de lui les fanfares,
Les tambours brayaient.
Encore ardents de la guerre,
Ses yeux étincelaient ,
Ses yeux étincelaient, Brunette, Ses yeux étincelaient.
BRUNETTB.
— Vient-il de donner la chasse
A nos ennemis?
GROS-JEAN
— Il vient de prendre une place
Sur l’Allemand ,
Sur l’Allemand , Brunette , *
Sur l’Allemand.
BRUNETTE
— lia donc la serre bonne ?