‹ Les noels bourguignons de Bernard de La MonnoyeChapitre 26 sur 75 · R0~J AM · texte numérisé non relu

R0~J AM

— Oh ! je t’an répon :

Ç’à de lai raice Borbone Un daigne borjon ,

Un daigne borjon , Breùgnette, Un daigne borjon.

Por son cô d’essai, le Peire Gripi Felisbor ;

Ma qui porrô du Gran-Peire Contai lé bon tor,

Contai lé bon tor, Breùgnette, Contai lé bon tor ?

An fai de parre dé ville ,

C’à dé nioître ôvrei :

Celai lo vén de famille ;

El anfonmétei,

El an fon métei , Breùgnette , El an fon métei.

Le bon ç’à qu’ai vo lé préne Tôjor au galô ;

Je vêlai qu’au deu seméne Brisac àt éclô.

Brisac àt éclô, Breùgnette, Brissac àt éclô.

Traize jor de pétaradé L’on mi su lé dan,

Lu qui ti tête ai Veimade

GKOS-JEAS.

— Ho! je t’en réponds;

C’est de la race Bourbonne Un digne bourgeon,

Un digne bourgeon, Brunette, c Un digne bourgeon.

Pour son coup d'essai, le Père Grippa Philisbourg ;

Mais qui pourrait du Grand-Père Conter les bons tours,

Conter les bons tours, Brunette, Conter les bons tours.

En fait de prendre des villes ,

Ce sont de maîtres ouvriers :

Cela leur vient de famille ;

Ils en font métier,

Ils en font métier, Brunette,

Ils en font métier.

Le bon c’est qu’ils vous les prennent Toujours au galop ;

Voilà qu’en deux semaines Brissac est hors de défense,

Br issac est hors de défense, Brunette , Brissac est hors de défense.

Treize jours de pétarade L’ont mis sur les dents.

Lui qui fit tète à Weimar

LA MONNOYK.

Quate moi duran ,

Quate moi duran, Breùgnette, Quate moi duran.

Graice au Duque de Bregognc, L'Autriche, bé tô,

Airé dedan sai quelogne Pu d’euvre que no,

Pu d’euvro que no, Breùgnette, Pu d’euvre que no.

Ai nos é de l’Aulemaigne Mi lai clar en main ;

Ai son retor on l’éreigne To po lé chemin,

To po lé chemin, Breùgnette,

To po lé chemin.

El é velu , le bon Prince ,

Passai po Dijon,

Po l’aimor de lai Prôvince,

D’où li vén son nom,

D’où li vén son nom, Breùgnette, D’où li vén son nom.

BREUGNBTTE.

— An bon leù, po lai daignée,'

Ai s’àt érétai .

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