I-z-an (iron autan pre té, (’) A cou d'épaye, a cou de pô
Hélo ! mon Di ! on di été Qu’i 1c saquian contre la tarre,
Pre lé brisi queman dé varre.
Lé regoule pliainne de san, (’) Dedan la vele, é dan lé chan ,
Hélo ! mon Di ! an ruissayan , Rôgissian tôte lé charrire Tan qu’ù milan de la revire.
Qu’i grivay a cieû qu’avian vû (’) Cé petié eûr qu’ètian tô nù,
Hélo ! mon Di ! tôt étandu E chamain queman dé charôgne,
- Mangi dé chain... ô qué vregogne :
Je Cray que la tarre an tranbli, (*) Que le selou an bliemissi ;
Hélo ! mon Di ! tied lé rochi Pre san deveniron se tandre,
Qu’il an craquian tan qu’a se fandre!
STI ussiandè-z-you queman nô, (*) 1-1-au arian pliourai tretô ;
□èlo : mon Di! lé baite été
C’était une grand’pi lié de voir Tant d’enfants mourir à la fois:
Hélas ! mon Dieu ! c’est bien trop vrai !
Jamais la famine et la peste N’en laissèrent si peu de reste
Mais quelquefois ils les jetaient Par les fenêtres tout vivants.
Hélas ! mon Dieu ! ces Allemands,'
Qui méritaient tous la potence, 1 Empêchaient les gens de les prendre
ils en firent autant partout,
A coups d’épée, à coups de pieu ;
Hélas ! mon Dieu ! on dit aussi Qu’ils les jetaient contre la terre.
Pour les briser comme des verres .
Les rigoles pleines de sang,
Dans la villë, et dans les champs,
Hélas ’ mon Dieu ! en ruisselant,
Rougissaient tous les chemins Jusqu’au milieu delà rivière.
Que cela peinait ceux qui avaient vu Ces petits corps, qui étaient tout nus , Hélas ! mon Dieu ! tout étendus Sur les chemins comme des charognes,’ Mangés des chiens... oh! quelle vergogne!
Je crois que la terre en trembla,
Que lesoteil en blêmit ;
Hélas ! mon Dieu ! tous les rochers Pour cela devinrent si tendres Qu’ils en craquaient jusqu’à se fendre :
S’ils eussent eu de* yeux comme nous, li en auraient pleuré tous.
Hclas ! mon Dieu ! les bêtes aussi
LHUILIER.
An muglian dedan lé- 1 -élrobtie..t I n’é, ma Son, ran una foblie.
Celé que possian liou chemain .(’) Disian, an jognian lé dou main :
* Hélo ! mon Di ! vai-le v6 ben T6 lé mau qu’on fai 8Ù la taire,
An tan de pai, an tan de guarre?...»
THINE
H y vaisay ben vaireman, (*) iSi i laisse Faire é méchan , flélo! mon Di ! pandan un tan,
Lied velontai. é lied malice...
Aprai çan vaindra lieu suplice.
TJ contraire, cieù qu’an pétri (*) Potiamman é san dépi,
Hélo ! mon Di ! an Paradi *
Il ran una gran recompanse, den plied grande qne lied sofrance:
Tan-l-y a que cé pouvre anfan [*) Furon batisi dan liou san :
Hélo l mon Di ! i confessian,
San dire mô é san conniaitre, Netron bon Di é netron Maître.
Ainsain cé petié-s-lnnoussan {*) Son lied ben aise maintenan,
Hélo ! mon Di ! per, un moman, D'avay poli lied ansain anse.
Pre Gésu-Chri dans l’innôussance!
BENAY.
E nd, pre netron sanveman,
Pi-quC né sain lretô méchan,
Hélo ! mon Di ! n’é-t-i po tan De faire un pelion pénitence.
An prenan tôt an paliancc ?
TH IME.
Que deveni le bon Gésu 1
En mugissaient dans les étables...
Ce n’est, ma toi, en rien une table.
Ceux qui passaient leur chemin Disaient, en joignant les deux mains r « Hélas ! mon Dieu ! voyez-vous bien • Tous les maux qu’on fail sur la terre.
En temps de paix, en temps de guerre ?.. »