‹ Les noels bourguignons de Bernard de La Monnoye (Gui-Barôzay) suivis des noels maconnais du p. Lhuillier (le parrain Bliaise), publiés pour la premìere fois avec une traduction littérale en regard du texte patois, précédés de notices sur La Monnoye et Lhuilier [et] suivis d'un coup d'oeil sur les noëls en BourgogneChapitre 25 sur 92 · A LA BIOGRAPHIE. XXXI · texte numérisé non relu

A LA BIOGRAPHIE. XXXI

Nous deux , qui l'avons compris, nous sommes dans les habiles.

— Du Diable si jamais j'aurais pensé qu'un jour,

Mon pauvre Barôzai , ton piquant évangile

Par un grand maître-ès-arts serait prôné si fort ! —

Mais, puisque c'est cela, je t'envoie un volume Où moi , ton serviteur, l'ai traduit tout entier : En échange je voudrais bien avoir ce que ta plume Sur son mérite, à lui , nous a si bien conté.

Je voudrais bien encore, — c'est bien beaucoup , sans doute, — Qu'en ces papiers savants qu'à trois vous écrivez , Tu laissasses, cher fils, pour moi choir une goutte De l'encre qui te sert aux mots les mieux trouvés.

Tu nous babilles cela de façon si gentille.... Tiens! je n'ose, ma foi , l'en griffonner plus long. Sus donc ! Saule, Bourgogne ! El loi , cher fils, dis vile ; Ce n'est rien qu'un beau dit de loi que nous voulons.

Un Bourguignon bien peu salé.

Paris, 1842.

mémoire

envoyé de Dijon à mm. de sorboune sur les Noels Bourguignons imprimés le 26 novembre 1701.

11 s'est imprimé depuis peu dans une ville du Royaume deux livrets en patois du pays, contenants des Noëls nom-eaux qui se débitent dans ladite Ville, et dans plusieurs autres lieux delà province, que l'on chante la plusparl sur des airs qui renouvellent des idées dangereuses, et qui sont remplis de beaucoup de choses qui scandalisent les personnes qui ont une vraye piété, dont voici quelques endroits traduits fidellement.

Dans le 1" de ces livrets, qui a pour titre, en patois : La Mort au Diable , ou Noëls nouveaux, , pag. 6, après avoir décrit d'une manière boufonne les misères passées, il ajoute:

Nous ne verrons plus d'Huguenots; Calvin , qui faisoit l'entendu, tous tes temples sont abbatus, et tu t'es fracassé le cul.

Pag. 13 et 14 , voulant opposer à la nudité de l'Enfant Jésus, les commodités et les ajustements que les hommes recherchent, il s'exprime ainsi :

Jean se munit contre le froid d'un justaucorps, d'une camisole, d'un calçon , et Nicole d'une petite robe de droguet blanc, qui nous fait voir le derrière de cette folle, plus rond qu'une boule, bien garni contre le froid. Fi, qu'est cela? pourquoi se le tant réchauffer ? Mais c'a, de par Dieu, de peur d'être repassé, (-ii'on change de rôles. Et vous, Messieurs et Mesdames, vous aurez votre part aussi pour le coup, de la Toussaints au Carême et des talons jusqu'à la tête; le velours se roule à gros flots autour de vous pen ■ dant que l'ouaitte vous chatouille le nombril...

Pag. 23, après avoir décrit des querelles des harangères, il dit:

Gatebois le savetier, qui de son banc les voit, pisse de rire dans ses chausses, disant en fronçant le sourcil : Les deu.c femmes <l< Frippe-sauce n'étaient pas pires <iu- celles-ci. lil plus bas, pag. t\ . il aj iule ;

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