‹ Les noels bourguignons de Bernard de La Monnoye (Gui-Barôzay) suivis des noels maconnais du p. Lhuillier (le parrain Bliaise), publiés pour la premìere fois avec une traduction littérale en regard du texte patois, précédés de notices sur La Monnoye et Lhuilier [et] suivis d'un coup d'oeil sur les noëls en BourgogneChapitre 35 sur 92 · LES NOELS BOURGUIGNONS, M · texte numérisé non relu

LES NOELS BOURGUIGNONS, M

Léger, Chantons tous : Noël , Noël !

« Je veux qu'en mon église, Depuis la Saint-Martin Jusqu'à Noël , on dise Pour antienne au lutrin :

Robine ,

Lubine ,

Bénigne ,

Léger, Chantons tous : Noël , Noël ! »

NOËL X

sur l'air : Quand le péril est agréable.

Souverain Maître du tonnerre , Grand Dieu ! que vous ayez fait d'un mot Le Ciel , la Lune, le Soleil , L'œuvre sans doute est rare.

Que vous ayez , de mâles et femelles, Peuplé l'air, la terre, la mer, En six jours bâti l'Univers, L'œuvre sans doute est belle.

Mais pour remettre l'homme en gloire.

Que vous-même vous ayez voulu Vous faire homme tout comme lui , C'est bien une autre histoire.

On ne sairô dan vos annale

Trôvai de prodige aussi gran, Bé qu'on y trove dé sarpan , Dés ànesse qui pale.

Au prei d'éne Meire pucelle, Don vos été ici-bà soti , Adam de pousseire preti N'a qu'éne bagatelle.

Quei paciarice ! un Dei qui tousse, Un Varbe qui ne pale pa , Ai qui l'on baille du papa ,

Qu'on rechainge, qu'on breusse !

Haila ! combé de chansenôte Lai pôvre Vierge vos é di , Por au maillô vos andormi Aipré vote papote !

Aivô lé petite marmaille Ai siz an vo sôvené-vo Oueman vo juein au bouchau , Vou ai lai cote-paille ;

An fan , vo prinre no foiblesse; An Croi , pu gran , vos é sôfar .

Ancor po qui ? po dé cafar, Dé narquoi, dé drôlaisse.

Podégripe, dé brelandehv, Po dé màchedru, dé truan ,

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