NOËL XYI PRISSE ?CV". LA FAIS
sur l'air : De Jean de Vert.
Aujourd'hui que Noël devrait Réjouir nos corées (cœurs), Hélas ! la paix longtemps pour nous
Est peut-être enterrée.
L'Empire est armé jusqu'aux dents ; C'est pis que ce n'était du temps De Jean de Vert , de Jean de Vert , De Jean de Vert, de Jean de Vert.
Pourquoi diantre ainsi rallumer
Le feu sur la terre?
Les gens sont bien envenimés
De nous remettre en guerre.
Ne pourrons-nous, comme autrefois, Au bois de Vincennes revoir Ces Jean de Vert? ces Jean de Vert?
Ces Jean de Vert? ces Jean de Vert?
i>0 LA MONNOYE.
Vou baillé-no, beà sire Dei ,
Lai poi tan demandée, Vou dan no côfre, ai plein penei,
De l'or tô des andée.
Ai nos an fau dé benàton Po detrure lé rejeton De Jan de Var, de Jan de Var, De Jan de Var, de Jan de Var.
Lé Maige vo fire prezan
D'ançan , d'or et de myére.
Je n'aivon pa bezoin d'ançan,
Loiii n'an manque guère.
Lai myére ambaume lé chanei ; Je lai laisson bé velantei Ai Jan de Var, ai Jan de Var, Ai Jan de Var, ai Jan de Var.
Po l'or, ai serè de.saizon.
Que n'on-je queique Maige, Qui nos an épote ai foizon ?
J'an ferein bon uzaige.
Je ne no trôverein pa cor ; Je ne maudirein pa si for Lé Jan de Var, lé Jan de Var, Lé Jan de Var, lé Jan de Var.
El à vrai, gran Dei , j'estimon Que l'Aigle aire du peire.
Victor, Cateigna, Vaudémon .
Son troi brave raipeire.
Ou donnez-nous, beau sire Dieu ,
La paix tant demandée, Ou dans nos coffres, à pleins paniers.
De l'or en abondance.
Il nous en faut des hannetons Pour détruire les rejetons De Jean de Vert, de Jean de Vert, De Jean de Vert , de Jean de Vert.
Les Mages vous firent présent
D'encens, d'or et de myrrhe.
Nous n'avons pas besoin d'encens ,
Louis n'en manque guère.
La myrrhe embaume les caveaux ; Nous la laissons bien volontiers A Jean de Vert, à Jean de Vert, A Jean de Vert , à Jean de Vert.
Pour l'or, il serait de saison.
Que n'avons-nous quelque Mage, Qui nous en apporte à foison ?
Nous en ferions bon usage.
Nous ne nous trouverions pas courts ; Nous ne maudirions pas si fort Les Jean de Vert , les Jean de Vert, Les Jean de Vert , les Jean de Vert.
Il est vrai , grand Dieu , nous estimons
Que l'Aigle aura du pire.
Victor, Catinat, Vaudemont,
Sont trois braves rapières.
Villeroi , poussan son bidai , Feré bé dé Reitre vredai Vé Jan de Yar, vé Jan de Var, Vé Jan de Var, vé Jan de Var.
Ma lai garre ne fu jaimoi,
Saigneur, ein bon refuge.
Du tombeà rémené lai poi,
Forrés-y le graibuge.
Qu'el y sô si bén épôti, Qu'ai n'an peusse non pu soti Que Jan de Var, que Jan de Var, Que Jan de Var, que Jan de Var.
FIN DÉ NOEI DE LAI ROULÔTE.
Villeroi, poussant son bidet, Fera bien des Reitres fuir Vers Jean de Vert, vers Jean de Vert, Vers Jean de Vert, vers Jean de Vert.
Mais la guerre ne fut jamais,
Seigneur, un bon refuge.
Du tombeau ramenez la paix,
Fourrez-y le grabuge.
Qu'il y soit si bien aplati, Qu'il n'en puisse non plus sortir Que Jean de Vert, que Jean de Vert , Que Jean de Vert, que Jean de Vert.