‹ Les noels bourguignons de Bernard de La Monnoye (Gui-Barôzay) suivis des noels maconnais du p. Lhuillier (le parrain Bliaise), publiés pour la premìere fois avec une traduction littérale en regard du texte patois, précédés de notices sur La Monnoye et Lhuilier [et] suivis d'un coup d'oeil sur les noëls en BourgogneChapitre 46 sur 92 · AN FRANCO · texte numérisé non relu

AN FRANCO

L'Été nous vantoit l'or de ses riches moissons ;

Le gai Printemps de ses fleurs la nuance ; L'Automne de ses fruits étalait l'abondance ; L'Hiver, hélas ! n'avait que des glaçons. Mais cette Saison cruelle, Puisqu'un Dieu naît aujourd'hui , Va devenir pour nous des saisons la plus belle. .. Été, Printemps, Automne, cédez-lui !

AN BORGUIGNON se l'ar du grajs balai du roi : Ami, voici, clc.

L'Étai , tô couvar de l'or de se jaivelle , S'estime lai pu belle Antre lé quatre Saizon :

L'Étai n'é pa raizon.

Ce n'est pas de même en Chrétienté.

Mangeons du porc frais , Mangeons; nous aurons bruit D'être meilleurs Catholiques ,

Plus Nous serons friands de goret.

NOËL IX

Imité de ces paroles françaises de Monsieur un tel.

(Voir VEvartisseman.)

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