P.I^V'M'.CU TARD
An biande violette,
Note Maigistra M fi d'ùpeigns-veignetle
Ein don délirn.
Page 180
« Est-ce du Ciel que telle manne A plu sur Dijon ? »
— « C'est de Savigny, vers Beaune, »
Lui répondit-on ,
Lui répondit-on, Brunette,
Lui répondit-on.
« C'est du clos de ce digne homme, Monsieur Demigieu. »
— « Moi, dit-il, je le nomme
Monsieur Demi-Dieu,
Monsieur Demi-Dieu, Brunette,
Monsieur Demi-Dieu. »
Le Duc sortit de table
En disant cela. Jamais prince de la Gaule
À-t-il mieux parlé, A-t-il mieux parlé, Brunette,
A-t-il mieux parlé?
Alors de truffes choisies ,
Madame Ferrand Vint d'une façon polie
Lui faire présent, Lui faire présent , Brunette ,
Lui faire présent.
En blaude violette ,
Notre Magistrat Lui fit d'épine-vinette
Un don délicat,
Ein don délica, Breùgnette, Ein don délica.
Lu, mon tan vite en sai cheire « Foite, postillon !
Aidieu, faite lai fouleire, Messieu de Dijon,
Messieu de Dijon, Breùgnette, Messieu de Dijon. »
CHANSON
raiie au nom de quelque religieuse, su le pecho de sautai de lote albalsse (1).
Note révérende Meire, Vote espri n'é pas son par.
Vos aivé pu de lemeire Que n'an on lé pu gran clar.
Ma ce qui fai de lai pone Ai tô lé jan du couvan, Ç'à qu'éne tête si bone Sô mailaide si sôvan.
Ç'à lai tête lai pu daigne Qui se petétre ai Dijon.
Tôte lé vatu s'y taigne Ansin qu'an lote donjon.
D'ô vén don qu'étan si pléne De saigesse et de bontai,
,i, Voir la note qui est en télé de la Chanson précédente.
Un don délicat, Brunette, Un don délicat.
Lui , montant vite en sa chaise :
« Fouette , postillon !
Adieu , faites le feu de joie,
Messieurs de Dijon , Messieurs de Dijon, Brunette,
Messieurs de Dijon. »
CHANSON
Faite au nom de quelques religieuses sur le peu de santé de leur abbesse.
Notre révérende Mère,
Votre esprit n'a pas son pair.
Vous avez plus de lumière
Que n'en ont les plus grands clercs.
Mais ce qui fait de la peine
A tous les gens du couvent,
C'est qu'une tête de bonne
Soit malade si souvent.
C'est la tête la plus digne
Qui soit peut-être à Dijon.
Toutes les vertus s'y tiennent
Ainsi qu'en leur donjon.
D'où vient donc qu'étant si pleine
De sagesse et de bonté,
Le débor et lai ftrëgréne Trôve plaice ai s'y geitai?
Graice ai Dei, vote coraige Sôfre vo niau san quezan.
- El on beà faire lai raige, Vo ne vo plaindé de ran.
Jaimoi nun de l'Evangille Ne prôvi meù le dicton, Que, si le cor a débille, L'espri an revainche a pron.
EPITAPIIE DE BLAIZOTE.
(Lorsque Blaizotte mourut, à Dijon, sur la fin du mois d'aoûl 1709, Gui, son ami, lui fit cette épitaphe :)
Passan , Blaizôte a dan le crû !
Le prôve Gui di qu'ai a quite De li jeté de l'eà bénite. . .
Ai n'é pu ran dan l'aiguerô.