‹ Les noels bourguignons de Bernard de La Monnoye (Gui-Barôzay) suivis des noels maconnais du p. Lhuillier (le parrain Bliaise), publiés pour la premìere fois avec une traduction littérale en regard du texte patois, précédés de notices sur La Monnoye et Lhuilier [et] suivis d'un coup d'oeil sur les noëls en BourgogneChapitre 60 sur 92 · PREMIER · texte numérisé non relu

PREMIER

« Si Dei no baille plaice « Si Dieu nous donne place

« Lai-hau dan son Grenei. «< Là-haut dans son Grenier,

Je chanteron san cesse, San faire aulre métei :

« Robeigne,

« Lubeigne,

« Béreigne,

« Ligei, Chanton tô : Noei ! Noei ! »

« Nous chanterons sans cesse, « Sans faire aulre métier:

« Robine,

« Lubine,

>< Bénigne,

« Léger, « Chantons tous: Noël ! Noël !

Le Prête rantai vou non , Et le moitre de sai cure, Chante dessu tô lé ton,

Ture-lure, Ammistôflai de forure, « Noei ture-lure-lure : »

« Le Prêtre rentier ou non , « E le maître de sa cure, « Chantent sur tous les tons,

« Ture-lure, «< Enterrés sous la fourrure, » Noël ture-lure-lure ! »

Qu'on veuille ou non , maintenant, les attribuer à LaMonnoye, nous ne nous y opposons pas. Mais nous croyons toujours, comme auparavant, qu'il est au moins aussi sage de douter. Du reste, le Gui-Barôzai, le Bourguignon salé par excellence, n'en est pas à deux couplets près; et ce n'est pas lui faire grand tort que de lui retrancher ceux-là.

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