PREMIER
« Si Dei no baille plaice « Si Dieu nous donne place
« Lai-hau dan son Grenei. «< Là-haut dans son Grenier,
Je chanteron san cesse, San faire aulre métei :
« Robeigne,
« Lubeigne,
« Béreigne,
« Ligei, Chanton tô : Noei ! Noei ! »
« Nous chanterons sans cesse, « Sans faire aulre métier:
« Robine,
« Lubine,
>< Bénigne,
« Léger, « Chantons tous: Noël ! Noël !
Le Prête rantai vou non , Et le moitre de sai cure, Chante dessu tô lé ton,
Ture-lure, Ammistôflai de forure, « Noei ture-lure-lure : »
« Le Prêtre rentier ou non , « E le maître de sa cure, « Chantent sur tous les tons,
« Ture-lure, «< Enterrés sous la fourrure, » Noël ture-lure-lure ! »
Qu'on veuille ou non , maintenant, les attribuer à LaMonnoye, nous ne nous y opposons pas. Mais nous croyons toujours, comme auparavant, qu'il est au moins aussi sage de douter. Du reste, le Gui-Barôzai, le Bourguignon salé par excellence, n'en est pas à deux couplets près; et ce n'est pas lui faire grand tort que de lui retrancher ceux-là.