I. HUILIER
S« Ar : Sur la Marche de Chalon.
Môdain don vite, anfan ; (')
Yé tan ; Ne chomain pô lan.
Queman !
La musela joj e broveman ; Le lambûrin posse ja devan; Nos ain dé matafan , (*) Du taglion, du pan, De lé gôfre, é pi du bon vin blian.
Chossain ce gôrman, Que n'aportou jamai ran ; Nô n'ain pô besoin de tôle ce che- [ tite jan, Piyque, s'i venian, I-1-avôlerian Tô nôtre presan.
( I dessiron a Phelebar :
« cintre le premi dan la grange. »
Selon i quili se soular, É parouli queman un Ange, En chantan su un si brove ar, Que Juuzai i trouvi étrange: )
6e Ar champêtre.
PHELEBAR.
Je vô prie bian le bon jôr, (*)
E a la brova compania.
Nô san venieù, Dame Maria, (*)
Pre faire a vetron Fi la côr ;
Je vô prie bian le bon jôr !
(E Piarre, pu for qu'un sebliai ,
U même ar dessi su côbliai : )
PIARRE.
Nô n'ain pô pu veni petoû (") Per adourai vetra naissansa ; Predoné-nô cc-1-ignouransa, (*) Brove Anfan, vô que saite toù...
Nô n'ain p" pu veni petotX,
5° Air : Sur la Marche de Chalon.
Montons donc vite, enfants; Il est temps ;
Ne restons pas tant.
Comment !
La musette joue joliment; Le tambourin passe déjà devant ; Nous avons des matefains, De la viande, du pain, Des gaufres, et puis du bon vin blanc. Cbassons ces gourmands Qui n'apportent jamais rien ; Nous n'avons pas besoin de toutes ces [ mauvaises gens , Parce que, s'ils venaient, Ils avaleraient Tous nos présents.
( Ils dirent à Philibert :
« Entre le premier dans la grange. »
Aussitôt il quitta ses souliers, Et parla comme un Ange, En chantant sur un si joli air Que Joseph le trouva étrange : )
6e Air champêtre.