‹ Les noels bourguignons de Bernard de La Monnoye (Gui-Barôzay) suivis des noels maconnais du p. Lhuillier (le parrain Bliaise), publiés pour la premìere fois avec une traduction littérale en regard du texte patois, précédés de notices sur La Monnoye et Lhuilier [et] suivis d'un coup d'oeil sur les noëls en BourgogneChapitre 69 sur 92 · I. HUILIER · texte numérisé non relu

I. HUILIER

S« Ar : Sur la Marche de Chalon.

Môdain don vite, anfan ; (')

Yé tan ; Ne chomain pô lan.

Queman !

La musela joj e broveman ; Le lambûrin posse ja devan; Nos ain dé matafan , (*) Du taglion, du pan, De lé gôfre, é pi du bon vin blian.

Chossain ce gôrman, Que n'aportou jamai ran ; Nô n'ain pô besoin de tôle ce che- [ tite jan, Piyque, s'i venian, I-1-avôlerian Tô nôtre presan.

( I dessiron a Phelebar :

« cintre le premi dan la grange. »

Selon i quili se soular, É parouli queman un Ange, En chantan su un si brove ar, Que Juuzai i trouvi étrange: )

6e Ar champêtre.

PHELEBAR.

Je vô prie bian le bon jôr, (*)

E a la brova compania.

Nô san venieù, Dame Maria, (*)

Pre faire a vetron Fi la côr ;

Je vô prie bian le bon jôr !

(E Piarre, pu for qu'un sebliai ,

U même ar dessi su côbliai : )

PIARRE.

Nô n'ain pô pu veni petoû (") Per adourai vetra naissansa ; Predoné-nô cc-1-ignouransa, (*) Brove Anfan, vô que saite toù...

Nô n'ain p" pu veni petotX,

5° Air : Sur la Marche de Chalon.

Montons donc vite, enfants; Il est temps ;

Ne restons pas tant.

Comment !

La musette joue joliment; Le tambourin passe déjà devant ; Nous avons des matefains, De la viande, du pain, Des gaufres, et puis du bon vin blanc. Cbassons ces gourmands Qui n'apportent jamais rien ; Nous n'avons pas besoin de toutes ces [ mauvaises gens , Parce que, s'ils venaient, Ils avaleraient Tous nos présents.

( Ils dirent à Philibert :

« Entre le premier dans la grange. »

Aussitôt il quitta ses souliers, Et parla comme un Ange, En chantant sur un si joli air Que Joseph le trouva étrange : )

6e Air champêtre.

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