‹ Les noels bourguignons de Bernard de La Monnoye (Gui-Barôzay) suivis des noels maconnais du p. Lhuillier (le parrain Bliaise), publiés pour la premìere fois avec une traduction littérale en regard du texte patois, précédés de notices sur La Monnoye et Lhuilier [et] suivis d'un coup d'oeil sur les noëls en BourgogneChapitre 8 sur 92 · VIII NOTICE SUR LA MONNOVE · texte numérisé non relu

VIII NOTICE SUR LA MONNOVE

chez les lauréats d'alors, de surmonter celle monotonie d'inspirations.

Dans le cours do cette même année, 1G75, le deuil que répandit sur toute la France la mort violente de M. de Turenne, inspira à la Monnove un sonnet d'un goût nouveau , en forme de dialogue, et dont les interlocuteurs étaient la Franee et l'Espagne. Ce sonnet, tout à la fois le panégyrique et Pépitaphe du héros, doit compter, tout faihle qu'il paraîtrait peut-être aujourd'hui, parce qu'il fut une tentative de l'auteur, désirant sedébarasser des expressions emphatiques de sou temps : malgré, plutôt qu'à cause de cela, il réunit les suffrages des plus habiles connaisseurs contemporains.

L'année 1677 arrive. L'Académie propose: l'Éducation de Monseigneur le Dauphin. La Monnove se présente, et remporte une troisième couronne !

Mais, comme si ce n'était pas assez que La Monnoyc triomphât quand il cherchait le triomphe, le hasard se plut , quelques années après, à lui décerner une nouvelle couronne 'qu'il n'avait, cette fois, pas même sollicitée. L'Académie, en 1 083, avait proposé pour sujet: Les grandes choses faites par le Roi en faveur de la Religion. Santeuil , lié avec La Monnove, qu'il préférait à tout autre pour la souplesse et la fidélité de ses traductions, Santeuil avait fait un poème latin sur l'hérésie extirpée par le roi. Mais l'Académie française n'ayant point de lauriers pour les muses latines, l'Abbé de Saint- Victor avise un expédient. Il avait en portefeuille une traduction de son poème en vers français, par La Monnoye. Il envoie au concours cette traduction de son ami, et cela sans même h" prévenir. La Monnove ohtient la médaille. Santeuil la revendique comme premier auteur. Un acte authentique sVusuil , et le notaire pris pour juge, termine le différend en donnant la médaille

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