‹ Les noels bourguignons de Bernard de La Monnoye (Gui-Barôzay) suivis des noels maconnais du p. Lhuillier (le parrain Bliaise), publiés pour la premìere fois avec une traduction littérale en regard du texte patois, précédés de notices sur La Monnoye et Lhuilier [et] suivis d'un coup d'oeil sur les noëls en BourgogneChapitre 85 sur 92 · TI11NE · texte numérisé non relu

TI11NE

J'an plioûre ni bian queman tay; (*) Mai chante-le tûrjôr, Benay.

Hélo ! mon Di ! se le savay Qu'an chantan dé Sain lé loange, Yé prayay Di queman lé-s-Ange.

BENAY,

J'y vou don ben, se yé ben fa, (*)

Avù netron pelie Coula,

Hélo ! mon Di ! i m'aidera ;

Car je n'ay pu ben sovenance

Du premi côblie... que quemance...

COl'LA .

Y quemance: «Quan lé trayRay...»

BENAY. [ ( )

A! yé, men-arme, ny bian vay !

Hélo ! mon Di ! qui y crairay Que j'aye se pou de mémoare Per ubleyi setou l'istoare ?

Quan lé Iray Ray uron randu (*) Tieû liou srevice ù bon Gésu , Hélo ! mon Di ! y-élian predu, Si n'avion pu apri d'un Ange A reprandre un chemain étrange.

Car Hérode, pi qu'un tiran, (*) S'i vegliai maussacrai l'Anfan , Hélo ! mon Di ! ce bonne jan N'arian-t-i pu predu la vie Queman le-s-ami du Messie?

TIIINE.

Mai le bon Di an preni soain, (") E lé condusi ben a poain ; Hélo! mon Di ! se je beliain

Ce Cantique qui fait pleurer ?

Hélas ! mon Dieu : notre Joseph , Quand il le chante à mon grand père, J'en pleure, moi, avec ma mère.

TIIINE.

J'en pleure aussi bien comme loi ; Mais chante-le toujours, Benoit.

Hélas ! mon Dieu ! si tu savais Qu'en chantant des Saints les louanges, C'est prier Dieu comme les Anges.

BENOIT

Je le veux donc bien, si c'est bien fait.

Avec notre petit Colas,

Hélas ! mon Dieu ! il m'aidera ;

Car je n'ai pas bien souvenance

Du premier couplet... qui commence..

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