TI11NE
J'an plioûre ni bian queman tay; (*) Mai chante-le tûrjôr, Benay.
Hélo ! mon Di ! se le savay Qu'an chantan dé Sain lé loange, Yé prayay Di queman lé-s-Ange.
BENAY,
J'y vou don ben, se yé ben fa, (*)
Avù netron pelie Coula,
Hélo ! mon Di ! i m'aidera ;
Car je n'ay pu ben sovenance
Du premi côblie... que quemance...
COl'LA .
Y quemance: «Quan lé trayRay...»
BENAY. [ ( )
A! yé, men-arme, ny bian vay !
Hélo ! mon Di ! qui y crairay Que j'aye se pou de mémoare Per ubleyi setou l'istoare ?
Quan lé Iray Ray uron randu (*) Tieû liou srevice ù bon Gésu , Hélo ! mon Di ! y-élian predu, Si n'avion pu apri d'un Ange A reprandre un chemain étrange.
Car Hérode, pi qu'un tiran, (*) S'i vegliai maussacrai l'Anfan , Hélo ! mon Di ! ce bonne jan N'arian-t-i pu predu la vie Queman le-s-ami du Messie?
TIIINE.
Mai le bon Di an preni soain, (") E lé condusi ben a poain ; Hélo! mon Di ! se je beliain
Ce Cantique qui fait pleurer ?
Hélas ! mon Dieu : notre Joseph , Quand il le chante à mon grand père, J'en pleure, moi, avec ma mère.
TIIINE.
J'en pleure aussi bien comme loi ; Mais chante-le toujours, Benoit.
Hélas ! mon Dieu ! si tu savais Qu'en chantant des Saints les louanges, C'est prier Dieu comme les Anges.
BENOIT
Je le veux donc bien, si c'est bien fait.
Avec notre petit Colas,
Hélas ! mon Dieu ! il m'aidera ;
Car je n'ai pas bien souvenance
Du premier couplet... qui commence..