LE PAPE, L'EMPEREUR ET LE ROI DE FRANCE PROTECTEURS DES BOHÉMIENS
On s’attendrait a priori, à voir les nomades assez mal accueillis par les pouvoirs publics en Europe. Ce sont des gens pauvres, sordides, sans sou ni maille et qui plus est, se signalant à chaque pas par | des déprédations nouvelles. Pillards ils sont aujourd’hui, pillards ils étaient déjà. Que de petits seigneurs sans importance, ou de petites villes, voyant tout à coup leur territoire envahi par une caravane importante d’'Egyptiens leur aient dans
une certaine mesure fait bon accueil, nous le comprenons. Ils n’auraient peut être pas eu la force de
résister ; mieux valait faire la part du feu; ils don-
- naient un peu pour éviter qu'il ne leur fût pris
beaucoup; en recevant bien les errants ils pouvaient espérer les voir s’éloigner sans que ceux-ci leur eussent trop fait de mal.
Mais ce qui est véritablement étonnant, c’est qu’à cette époque où l’on n’avait pas de la liberté indi-