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Les Romains empruntent aux Grecs le mot gi’ec trochilus pour désigner le roitelet (Plini Secundi, Naturalis Historiae, Ausgabe von Jul. Sillig, 1. VJU, 25; X, 74; Ammiani Marcellini, Rerum Gestarum libri qui supersunt, éd. Ejssenhardt, XXII, 15, 19). Mais nous cherchons en vain chez eux une description de ce trochilus dans la littérature latine. Tout ce que nous y trouvons, c’est que ce petit oiseau (parva avis, avicula brevis) cherche sa nourriture dans la gueule béante du crocodile dormant. Pline (X, 74) paraît connaître la fable du roitelet et de l’aigle, car il cite, parmi beaucoup d’autres disputes entre oiseaux, la guerre entre le trochilus et l’aigle, causée par le nom de rex aviutn qu’on donne au trochilus en Italie. La fable elle-même ne nous est pas transmise par les anciens, autant que je sache.
Un oiseau nommé régulas, diminutif de rex, est mentionné dans V Anthologia Latina de Alex. Riese, 762, 43 :
„Regulus atque merops et rubro pectore progne.
Consimili module zinzilulare sciunt.“^)
Peut-être Suétone parle-t-il aussi du roitelet dans le passage suivant (Suétoni Tranquilli, De vita Caesarum, liber 1, Divus Julius, § 81, éd. Roth) : „Pridie autem easdem Idus avetn regaliolum, cum laureo ramulo Pompeianae curiae se inferentem, volucres varii generis ex proximo nemore persecutae ibidem discerpserunt. “ Sa mort est ici un mauvais augure, ce qu’on croit encore aujourd’hui en quelques endroits (voir introduction, § 5).
Voici les autres formes que donne le Corpus Glossariorum Latinorum (ces formes sont presque toujours traduites par le grec padt'Xicr/.oç = petit roi, qui est aussi le nom d’un serpent. On ne peut donc savoir ce que les Glossateurs entendent dans chaque cas spécial) ; regulus basiliskos, II, 256, 18; III, 91, 2; 188, 15; 259, 61; 305, 16 ; 472, 39 ; 490, 26 ; 510, 53. Deux gloses : regillus regulus, IV, 385, 50 ; V, 609, 18. Regaliolus désigne notre oiseau, puisqu’une fois ce mot est rendu
0 Le merops paraît être le guêpier (merops apiaster).
par spinnos (pinson), III, 89, 71, les autres fois par basiliskos, III, 360, 32. i)
Rolland (compl.) ajoute rupîdo, senator, regaliotus (anc. nomencl.y Brujerinus, De re cib., 1560, p. 816), magus avium (W. Stokes, Comac's Gloss., 1868, p. 60), fucîla (Gœtz, III, 188, 21) est probablement une erreur du copiste pour fulica (la macreuse).
0 D’autres formes en sont regariolus, III, 319, 10; 433, 1; 510, 73; reguariolus, III, 19, 19; ripariolus, III, 416, 42 (plutôt rhirondelle du rivage); greguariolus, III, 17, 44; gregariolus^ III, 397, 49 (plutôt la bergeronnette); regaviliolus, spinnos, II, 171, 12; regausoliis.