‹ Les nouveaux mystères de ParisChapitre 12 sur 24 · UN ACCIDENT · texte numérisé non relu

UN ACCIDENT

On entendait de tous côtés des cris et des gé T missements...

La vapeur s’échappait des chaudières crevées; un mécanicien, un chauffeur gisaient sur la voie. . .

A plusieurs mètres, une jambe, un bras se tordaient encore...

Une tête sans corps roulait comme une boule. . .

C’était une horrible confusion, une scène de l’enfer...

Ceux que le choc n’avait fait qu’étourdir sortirent un à un de ce monceau de débris et se mirent à déblayer la voie.

Le plus agile courut à la station suivante pour demander du secours.

Jean fut debout avant tout le monde; il s’était mis à quatre pattes au-dessus de Louise et lui avait fait un rempart de son corps.

La pauvre folle lui souriait...

Jean la releva ; elle avait une écorchure au front.

— Est-elle blessée? demanda Surypère.

— Cela n’est rien, dit Jean. Et toi?

— Moi, je suis moulu...

— En effet, tu traînes la jambe...

— J’ai l’épaule démise.

. Jean passa un foulard autour du cou de Surypère et lui mit le bras en écharpe afin de soulager l’ épaule...

Le bruit de l’accident se répandit bien vite sur la ligne; le baron de Remeney, qui attendait Jean à Houdan dans une voiture de chasse, suivit la grande route et arriva bientôt sur le lieu du sinistre.

Jean fit monter Louise et Surypère dans le fond de la voiture, et s’asseyant à côté du Magyar :

— C’est un coup de Monseigneur, lui dit-il.

11 est temps d’en finir avec ces gens-là... Mais avant tout, il faut retrouver l’enfant de Louise, afin de ne laisser prise d’aucun côté à nos ennemis.

Une heure après, la voiture arrivait à la propriété que lord Trelauney avait acquise de M. de Villepont.-

Jean avait dépouillé dans le wagon le costume de garde-chasse grâce auquel il comptait être reconnu de sa soeur, et ce fut comme seigneur et maître qu’il entra dans cette maison où M. Raoul commandait peu de temps auparavant.

On avait garni d’une grille les fenêtres de la

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