‹ Les nouveaux mystères de ParisChapitre 23 sur 24 · LE CHEVALIER DE PÜLNITZ · texte numérisé non relu

LE CHEVALIER DE PÜLNITZ

Membre de plusieurs sociétés savantes.

Trelauney entra dans le salon.

Le chevalier sê leva et se rassit sur un signe de son hôte.

— Mvlord, dit-il, je vous prie d’excuser la liberté que j’ai prise de vous attendre..,

— Il a fallu, sans doute, monsieur le che-

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valier, un motif important pour vous faire ainsi sacrifier vos moments?

Trelauney examinait avec attention la physionomie du chevalier de Pulnitz.

Son front dénudé offrait le poli de l’ivoire, scs yeux vifs et brillants décelaient une flamme intérieure, et le pli de la lèvre disait le dédain et l’amertume.

Il y avait eu, dans cette existence, l’illusion et le désenchantement, la foi et le doute, la faute et le repentir. . .

— J’ai cru devoir vous prévenir, mylord, dit le chevalier, d’un fait qui m’a paru singulier et dont le hasard seul m’a rendu témoin.

— Qu’est-ce donc, monsieur?

— Vous savez que j’habite le château du Mesnil ?

— Parfaitement.

— Bien que je sois nouveau dans le pays, j’ai cru remarquer hier au soir la présence dans les environs de figures étrangères.

— Ne sont-ce pas les invités de quelqu’un de nos voisins ?

— Les invités appartiendraient à une certaine couche sociale...

— Eh bien ?

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— Tandis que les gens que j’ai remarqués sont de véritables bandits.

— Et pensez-vous, monsieur le chevalier, que ces gens en veuillent particulièrement à mes propriétés?

— A vos propriétés ou à votre vie, oui mylord.

Trelauney affecta l’indifférence.

— Je ne me connais pourtant pas d’ennemis, dit-il.

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