‹ Les nouveaux mystères de ParisChapitre 4 sur 24 · TEM TÈTES DK FLEURS · texte numérisé non relu

TEM TÈTES DK FLEURS

— Faites donc ce qu’il vous plaira, dit le baron.

Le lendemain était un mercredi. C’était le jour de réception de madame la baronne de Remeney.

Lord Trelauney fit atteler à trois heures, et dit à son cocher :

— Rue de Marignan , 4.

C’est l’adresse que portait la carte de M. Adrien de Saulles.

— Voilà, mylord, s’écria celui-ci, ce qu’on appelle de l’exactitude.

— Madame de Remeney est-elle prévenue de ma visite?

— Oui, mylord, et on vous attend. Savezvous que vous êtes un homme étrange, et que vous avez singulièrement excité la curiosité parisienne ?

— Bah!

— Impossible de mettre les pieds quelque part sans qu’il y soit question de vous.

— Les Parisiens sont vraiment trop bons!

— Vous avez, dit-on, poussé l’excentricité .

jusqu’à faire acheter en bloc les titres au porteur de la Compagnie des paquebots de la mer d’Azoff !

/l6 LES NOUVEAUX MYSTÈRES DE PARIS

— J’aime à faire de temps en temps une mauvaise spéculation. Ce sacrifice volontaire conjure le sort, et on rattrape largement d’un côté ce que l’on a bien voulu perdre de l’autre.

— Quoi qu’il en soit, les uns se sont un peu égayés à vos dépens, les autres ont dit : Il est donc bien riche?

Trelauney sourit.

— Quand se signe votre contrat? demandat-il.

— Demain, je l’espère, mylord. Madame de Remeney a l’intention de vous prier d’assister à cette petite cérémonie.

— Qui sera là ?

— Quelques intimes seulement, Robert Kodom, la marquise de Bryan-Forville, le marquis de Charmeney.. .

— Seul?

— Avec sa fille Blanche, sans doute. Viendrez-vous ?

— Certes !

Adrien prit place dans la voiture de lord Trelauney et tous deux descendirent, une minute après, devant le perron de l’hôtel de la rue de Ponthieu,

Page 1