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Voy. ?s'ouveaax remèdes, n»* des 8 et .^ juin

Par conséquent, que les effets de la persodine soient dus à Facide sulfurique libre en partie, ou seulement au persulfate de soude, l'action du médicament sur la nutrition générale est dérivée et partant ne saurait être constante. Quand la muqueuse intestinale est intacte, quand les fonctions d'absorption et d'assimilation sont normales, il y a amélioration de la nutrition, par suite de l'action irritante et apéritive du persulfate qui détermine le passage d'une quantité plus grande de nutriments dans le milieu intérieur, et augmentation du poids du corps. Mais si ces fonctions sont altérées assez profondément, le persulfate reste impuissant à l'égard du métabolisme, bien que, cependant, en relevant le moral du malade par le retour de l'appétit, la disparition des lourdeurs digestives, la sensation de déplétion et de bien-être relatif qui en sont la conséquence, il puisse parfois permettre, sous une influence nerveuse, ou auto-suggestive, ou bien sous celle d'un traitement complémentaire approprié, une modification favorable de ces fonctions. Ce point de vue a été déjà pris en considération et il me paraît donc inutile de répéter ici ce que j'ai dit à propos des modificateurs de la nutrition précédemment étudiés.

Thérapeutique. — Le pouvoir antiseptique des persulfates a été utilisé le premier. Friedlànder, en effet, en 1899, a employé les solutions de persulfate de soude en gargarismes dans les angines, et pour le pansement des plaies, furoncles, abcès, phlegmons, etc.

Les médecins de Lyon, et tout d'abord Nicolas etGarel, se sont servis de la persodine dans la convalescence des maladies aiguës et chez les tuberculeux au débuts Les résultats ont été généralement favorables et Garel notamment constate que, à partir du deuxième ou du troisième jour de traitement, le malade éprouve une sensation de creux à Testomac, ressent le besoin de manger etréclame en conséquence une augmentation de ration. Le retour de l'appétit est promptement suivi d'une amélioration de

la digestion . Des malades, qui se plaignaient depuis lohgtemps d*avoir une digestion longue et pénible, ont déclaré que, avec le persulfate, ils ne ressentaient plus aucun malaise après les repas. D'autre part, Nicolas a constaté que certains patients, au bout de quelques semaines de traitement, avaient gagné 15 à 18 livres, ce qui prouve manifestement l'action efficace, quoique secondaire, comme il a été dit, du persulfate sur la nutrition générale. Chez les tuberculeux présentant de la fièvre, le remède n'est pas toujours actif; mais, s'il y a atténuation deTanorexie, il n'est pas rare de constater un abaissement thermique plus ou moins important. L'amélioration de l'état général, conséquence d'un arrêt dans la consomption, se traduit alors par une augmentation de poids.

Le professeur A. Robin a constaté les mêmes faits chez les tuberculeux; il a obtenu en outre, dans les cancers de l'estomac, des résultats encourageants et est arrivé à l'atténuation de l'intolérance stomacale et à la diminution sensible de l'anorexie; même chez les dyspeptiques hyperchlorhydriques, tuberculeux ou non, arrivés à la période lésionale, il a vu le persulfate réussir assez souvent.

Enfin tout récemment, le D' Hirtz^ a publié le résultat d'observations qui portent sur 21 malades, G hommes et 15 femmes; il y a eu amélioration dans 16 cas (3 hommes, 13 femmes). Chez les malades qui n'ont tiré aucun bénéfice de la médication ou qui ont été influencés défavorablement, on a constaté une sensation douloureuse à la régron épigastrique (phénomène qui, dans certains cas favorables, donne lieu à une. sensation de creux ou de faim pénible) et delà diarrhée. Cette diarrhée d'ailleurs n'est pas rare, au début du traitement, même chez les patients dont l'appétit reprend, mais elle est, dans ce cas, légère et cède d'elle-même; il est exceptionnel que l'on ait à noter des troubles gastriques ou digestifs plus graves.

En résumé, le persulfate de soude paraît être un très

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