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Thèse de Paris

MKDIGATTONS M[NERALES

^ représente, en solution dix fois plus concenïTïosition des sels alcalins du sérum sanguin à l'emploie en injections sous-cutanées à la \ entimètres cubes au début, en augmentant de '.re cube tous les deux jours jusqu'à 5 centirjes, dose à laquelle il se tient ensuite, sauf les douleur est trop vive. On peut également emsérum en lavements à la dose quotidienne de lètres cubes. Il a donné, suivant Mathieu, quelces dans la sclérose des gros vaisseaux, la cairtérielle et le rhumatisme chronique, mais, Huchard, ces résultats seraient incertains et pro- ([ues.

¥ MÉTHODE MÉTATROPHIQUE

méthode a été imaginée par Richet et Toulouse, ••viter les inconvénients de la médication bromurée, fîicace dans Tépilepsie, mais qui peut conduire à des lents de bromisme, dus aux doses élevées de bromure à 15 grammes) qu'il faut souvent administrer pour • s'espacer et cesser les crises.

.a méthode métatrophique consiste essentiellement à ver peu à peu l'organisme des sels alcalins alimenires et spécialement des chlorures, de manière à rendre s cellules nerveuses, ainsi partiellement déminéralisées, lus aptes à assimiler et à fixer certaines substances iiédicamenteuses jouissant de propriétés similaires. Richet 't Toulouse ont expérimenté cette méthode sur 30 femmes épileptiques, soumises à un régime alimentaire très pauvre en chlorurés. Chez ces malades, et avec des doses quotidiennes de 2 grammes de bromure de sodium seulement, on a obtenu, quelquefois en moins d'une semaine, la disparition des accès épileptiques. Quand les crises convulsives faisaient place à des vertiges, il suffisait d'élever d'un gramme ou deux la dose quotidienne de ^

mure pour faire cesser ces manifestations du malcomitial. A ces doses toutefois, en raison de Taclivilé plus grande du remède, il n'est pas rare de voir survenir de l'intoxication bromique ; de plus, il est bon de ne pas supprimer brusquement la médication, afin d'éviter, au moment de la cessation, la réapparition des accès et le retour d'une fréquence plus accusée. Le régime spécial que comporte celte méthode est d'ailleurs entièrement inoffensif.

1** Eléments et facteurs des troubles respiratoires

Dans les affections de Tappareil respiratoire, il faut considérer, au point de vue thérapeutique, plusieurs conditions : la fonction respiratoire, la toux, les sécrétions bronchiques et l'infection locale. Tous les médicaments qui agissent sur l'une de ces conditions ou sur plusieurs sont des modificateurs respiratoires.

A. — Les modifications de la fonction respiratoire sont mesurées par l'examen du chimisme respiratoire, qui a conduit Robin et Binet à des constatations très importantes pour le traitement des affections pulmonaires. Ces auteurs ont montré en effet que les échanges respiratoires et la ventilation pulmonaire sont considérablement augmentés dans la tuberculose pulmonaire, tandis qu'ils sont notablement diminués au contraire dans les bronchites, la pleurésie simple, la pneumonie et toutes les affections du même genre; la grippe, à détermination pulmonaire, fait seule exception : ses échanges ont quelque ressemblance avec ceux de la phtisie, mais ils restent cependant moins exagérés ^

Sans nous arrêter ici aux conséquences de cette décou-

i. Robin et Binet : Condilions et diagnostic du terrain de la tubeV' vulose pulmonaire (Ac. de Méd.. 19 mars 1901).

verte au point de vue de la prophylaxie et du diagnostic précoce de la tuberculose surtout, il convient de remarquer que la première indication thérapeutique qui en découle est l'emploi de médicaments capables d'activer les échanges respiratoires dans le premier cas, afin de parer au déficit de Thématose, de les ralentir dans le second, celui de la tuberculose, afin d'entraver ainsi la consomption.

Parmi les excito-respiratoires, nous ne connaissons malheureusement, en dehors de Toxygène pur en inhalation, préconisé déjà depuis longtemps et qui rend d'inestimables services toutes les fois qu'il y » insuffisance de l'hématose et des échanges gazeux, aucun médicament réellement efficace, et la plupart de ceux que l'on préconise comme tels sont au contraire des fréno-respiratoires ou simplement des modificateurs des sécrétions bronchiques. Les recherches de Impens ont montré qu'il y avait à cet égard upe véritable lacune dans la thérapeutique. Les expériences de cet auteur ont pourtant porté sur un grand nombre de corps ; avec la caféine, il y a une légère augmentation de la fréquence respiratoire, mais le volume d'air introduit est, non pas augmenté, mais diminué ; le camphre et l'oxycamphre diminuent l'excitabilité du centre respiratoire, et la fréquence de la respiration ; en revanche, ils augmentent légèrement le volume total, ce qui les a fait utiliser comme antidyspnéiques, mais leurs effets sont inconstants et transitoires ; il en est de même de la strychnine, mais, outre que son action est fugace, il faut recourir, pour obtenir des résultats suffisamment nets, à des doses dangereuses ; ce n'est donc pas un médicament dont on puisse user avec confiance. Parmi les sels ammoniacaux, c'est l'acétate d'ammonium qui semble le moins inactif, mais il est très inconstant ; quant au sulfate, il augmente l'amplitude des mouvements respiratoires, mais non la ventilation pulmonaire ; la thébaïne, la picrotoxine, l'aspidospermine, la tropococaïne n'ont aucune influence ; enfin l'atropine augmente la fré-

quence, le volume de chaque respiration et le volume total, mais elle produit de Tagitation et cette agitation, comme le remarque Impens, est sans doute la cause de l'augmentation de fréquence ; elle est d'ailleurs trop toxique pour être d'un usage courant.

Les fréno-respiratoires sont au contraire nombreux et efficaces, et, parmi ces médicaments, il faut citer les arsenicaux, les tanniques, les iodures et les bromures, partant rhuile de foie de morue, et enfin les essences végétales, essence de térébenthine et ses dérivés (terpine et terpinol), d'eucalyptus, de niaouli, etc., lesquelles agissent surtout en modifiant les sécrétions pulmonaires et le milieu infecté. Nous étudierons ces dernières tout à l'heure. Remarquons cependant que les essences végétales agissent plus directement que les autres médicaments frénorespiratoires sur les échanges gazeux, parce que, s'éliminant en partie par la muqueuse pulmonaire, ils interviennent dans le métabolisme des éléments anatomiques de l'organe, tandis que les arsenicaux, l'iode, etc., ne modifient l'activité respiratoire, comme nous l'avons vu en étudiant les cacodylates (Cf. p>. 45), qu'en modérant et ralentissant d'abord les échanges métaboliques généraux, dont la diminution entraîne un moindre besoin d'oxydation.

B. — La toux est constituée par des expirations subites, courtes, fréquentes, produisant un bruit particulier par suite du passage rapide de l'air expiré dans les bronches et la trachée et déterminant l'expulsion des corps étrangers, des mucosités accumulés dans ces conduits ou y ayant pénétré. C'est un réflexe dû à l'irritation des terminaisons du pneumogastrique dans le larynx. C'est aussi un phénomène défensif, et il convient, à ce titre, de ne la combattre qu'à bon escient. Or, dans la plupart des affections pulmonaires, la toux n'est utile que pour détacher les crachats et les expulser ; dans ce cas, elle est généralement humide ; elle résulte d'ailleurs d'une excitation directe; il faut donc favoriser cette toux-là par des spéci-

fiques appropriés, et les dérivés de la térébenthine, le terpinol surtout, sont ici fort utiles, car ils liquéfient les mucosités et en facilitent Texpulsion.

La toux sèche au contraire est inutile et môme nuisible ; elle n'aboutit à aucune expectoration et résulte deTinflammation ou, dans la tuberculose, de la présence d'un tubercule. Sabourin au surplus a montré que la toux sèche ne fait qu'entretenir l'irritation, et que, plus on tousse, plus on a envie de tousser. On doit donc la combattre.

Pour cela, il existe deux moyens : le premier et le plus ancien consiste à s'adresser aux substances qui, diminuant la sensibilité et le pouvoir excito-moteur de la moelle, modèrent la toux ; ce sont spécialement la morphine et ses dérivés, péronine, dionine et surtout héroïne, que nous étudierons plus loin (V. Modificateurs nerveux) .^ et d'autre part l'atropine, qui exerce, comme on l'a vu, une action assez notable sur le chimisme respiratoire. La codéine est moins efficace. La morphine et Tatropine diminuent d'ailleurs les sécrétions bronchiques.

Le second moyen, tout récent, est plus original ; il est dû à Lalesque d'Arcachon, et consiste à disciplinei* la toux. S'inspirant de Sabourin et de Detweiler, Lalesque préconise la méthode suivante : « Au moment où le chatouillement laryngé, qui aboutit à la toux sèche, se produit, le malade fermera la bouche doucement, sans contraction, et, par la voie nasale, fera une série d'inspirations lentes, calmes, profondes, qui ne devront cesser qu'avec la sensation laryngée elle-même. Ainsi, après un apprentissage de quelques jours, le malade arrivera à supprimer la toux sèche, la toux inutile, et, grâce à celte discipline, il ne toussera plus que pour cracher * ».

C. — Les infections et les sécrétions pulmonaires sont les causes et les effets du processus morbide. Mais s'il convient de toujours combattre les premières, il n'en est pas toujours de même des secondes, qui sont, à proprement

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